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9ème arrondissement - le passage verdeau

Les passages couverts du neuvième et du deuxième arrondissement datent tous peu ou prou du milieu du dix-neuvième siècle. Leur succès précéda de peu celui des grands magasins... Et, malheureusement, leur concurrence leur fit aussi beaucoup de tort. On crut un moment que ces grandes allées couvertes de verrières lumineuses, et donc à l'abri des intempéries, attireraient et retiendraient la clientèle. On comprit bientôt que cela ne suffisait plus, devant les coups de boutoir des campagnes commerciales agressives et orchestrées par le Bon Marché,le Louvre, le Bazar de l'hôtel de ville ou la Samaritaine. La proximité de la salle des ventes de Drouot permit néanmoins au passage Verdeau de se démarquer en spécialisant ses commerces : éditions rares, photographie, antiquaires. Il reste aujourd'hui un magnifique témoin de l'âge d'or des passages couverts et sa verrière est une petite merveille de simplicité et de grâce.

posted par gLaurent le lundi, février 28, 2005
pour pariscool : les photos de paris

onzième arrondissement - tableau neigeux rue godefroy cavaignac

Quand la nuit tombe sur les rues enneigées du onnzième et que les voitures glissent dans un chuintement cotonneux, c'est tout le paris populaire et simple de simenon et de l'inspecteur Maigret qui nous revient en mémoire : de rares passants se hâtent vers leur logis et derrière les fenêtres embuées les assiettes se tendent vers la soupière fumante, posée sur la nappe en vichy. Non loin, des gamins attardés se bombardent de boules de neige au milieu d'éclats de rire...

posted par glavalette le jeudi, février 24, 2005
pour pariscool : les photos de paris

18ème arrondissement - la revue du moulin rouge

Ce cabaret, fameux et légendaire, fut décoré par Henri Mahé. Ce peintre singulier, ami de Céline, fut aussi celui qui réalisa la décoration d'un autre établissement célèbre, le balajo de la rue de Lappe. Aujourd'hui, les revues font sans doute moins recette qu'au début du siècle ou même après la guerre quand le fameux cabaret retrouva une seconde jeunesse. N'importe, les filles qui défilent en levant bien haut leurs jolies jambes font toujours rêver, touristes et grands mères, les uns en quête d'un peu d'encanaillement parisien, les autres avec sans doute un peu de nostalgie sur une jeunesse enfuie...

posted par gLaurent le jeudi, février 24, 2005
pour pariscool : les photos de paris

18ème arrondissement - toits de paris sous la neige

Le moindre flocon suffit à donner aux toits de paris un romantisme qui fait se presser touristes et nostalgiques sur les hauteurs de montmartre. Quel plaisir alors de contempler dans le ciel qui rosit les toits enneigés et par dessus, si calme, le panorama incomparable de paris et de la tour eiffel, pensive, lointaine, comme engourdie...

posted par gLaurent le jeudi, février 24, 2005
pour pariscool : les photos de paris

11ème arrondissement - l'homme aux chats de la rue de la roquette

Un chat sur l'épaule? Moi? Vous êtes sûr?

posted par glavalette le jeudi, février 24, 2005
pour pariscool : les photos de paris

5ème arrondissement - autobus à plateforme place du panthéon

Ceux qui n'ont pas connu les autobus à plateforme ne peuvent imaginer la nostalgie qui étreint le coeur de ceux qui ont parcouru paris, accoudés à l'arrière de ces bus là, dans des courses ryhtmées par les coups de chaîne du contrôleur prévenant le conducteur qu'il pouvait redémarrer et le cliquetis inimitable du petit composteur à billet qu'il portait gaillardement à la ceinture. Combien de fois courait-on derrière son bus pour sauter sur la plaforme d'un vigoureux coup de jarret au risque de se rompre le cou? Mais quel plaisir alors et avec quelle fierté on passait outre le regard sévère du contrôleur qui, bon gré mal gré, vous dégageait la chaîne de sécurité...
Régulièrement, la ratp organise des sorties de ces anciennes voitures, ici un renault TN6A, dont le dernier a été retiré en 1969.

posted par gLaurent le dimanche, février 20, 2005
pour pariscool : les photos de paris

11ème arrondissement - le réparateur de vélos de la rue boulle

Les deux mots sont synonimes, et pourtant les spécialistes du vélo regardent souvent d'un air dédaigneux ceux qui s'adonnent à la bicyclette. Les mystères de la langue française et de l'importance des idiolectes comme disent les linguistes. Ce réparateur là, photographié ici en 1997, faisait sans doute le lien entre les deux tribus, réparant vélos et bicyclettes sans exclusive. Pour oublier ces petites querelles de spécialistes, je vous propose de rêver un peu à Paulette en fredonnant les paroles de la chanson de Pierre Barouh composée en 1969 pour Yves Montand :
Quand on partait de bon matin Quand on partait sur les chemins A bicyclette Nous étions quelques bons copains Y avait Fernand y avait Firmin Y avait Francis et Sébastien Et puis Paulette
On était tous amoureux d'elle On se sentait pousser des ailes A bicyclette Sur les petits chemins de terre On a souvent vécu l'enfer Pour ne pas mettre pied à terre Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du c?ur C'était la fille du facteur A bicyclette Et depuis qu'elle avait huit ans Elle avait fait en le suivant Tous les chemins environnants A bicyclette
Quand on approchait la rivière On déposait dans les fougères Nos bicyclettes Puis on se roulait dans les champs Faisant naître un bouquet changeant De sauterelles, de papillons Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon Profilait sur tous les buissons Nos silhouettes On revenait fourbus contents Le c?ur un peu vague pourtant De n'être pas seul un instant Avec Paulette
Prendre furtivement sa main Oublier un peu les copains La bicyclette On se disait c'est pour demain J'oserai, j'oserai demain Quand on ira sur les chemins A bicyclette
Ca fait du bien, non?

posted par glavalette le dimanche, février 20, 2005
pour pariscool : les photos de paris

19ème arrondissement - la rotonde de la villette

La rotonde de la villette, construite juste avant la révolution par Claude Nicolas Ledoux, était tout bonnement le pavillon de l'octroi des fermiers généraux. Idéalement situé à la périphérie nord de paris, sur les routes des Flandres et de Soissons, puis plus tard au centre d'un complexe de canaux reliant le canal de l'ourcq et la seine, et d'un bassin de déchargement spécialement aménagé, l'octroi, outre sa fonction de préleveur de taxes, régulait aussi l'afflux de marchandises vers la capitale et les libérait directement quand il s'agissait de denrées périssables où en assurait le stockage, dans les magasins généraux édifiés à proximité : bois, charbon, fourrage. Aujourd'hui, l'équivalent se retrouve à Parinord, au croisement de l'autoroute, d'un noeud ferroviaire et à proximité de l'aéroport charles de gaulle. Mais pour l'architecture, on préférera cette magnifique rotonde en pierre... n'est-ce pas?

posted par gLaurent le vendredi, février 18, 2005
pour pariscool : les photos de paris

5ème arrondissement - les amoureux de mouffetard

Saint Valentin oblige, saluons ces amoureux qui, indifférents à la présence symbolique du pochoir du lapin, chaud sans doute, poursuivant le petit chat, s'embrassent à bouche que veux-tu sur les marches de la rue Edouard Quénu, tout près de la rue Mouffetard.
le pochoir est de Némo, réalisé pour les lezarts de la bièvre 2003

posted par gLaurent le lundi, février 14, 2005
pour pariscool : les photos de paris

1er arrondissement - les amoureux des tuileries

Ces deux tourtereaux ont choisi le cadre du jardin des tuileries pour goûter la saveur de leur amour naissant et fêter sans doute la saint valentin.
L'origine de cette fête est assez mystérieuse et plusieurs histoires circulent. L'une d'entre elles rapporte qu'un jeune prêtre, un certain Valentin, mariait en secret les jeunes soldats, malgré l'édit d' l'empereur Claude qui était persuadé que les célibataires faisaient de meilleurs soldats.

posted par glavalette le dimanche, février 13, 2005
pour pariscool : les photos de paris

les enfants et les poissons de la fontaine médicis

Le jardin du luxembourg peut se transformer très vite en formidable terrain de jeux et d'aventures et avec ces monstres marins qui hantent ce bassin, comment voulez-vous renter à l'heure pour le goûter et les devoirs? Quant à la fontaine médicis, c'est un petit miracle d'harmonie et de tranquillité...

posted par gLaurent le vendredi, février 11, 2005
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4ème arrondissement - le masque du pont st-louis

Le pont saint Louis qui relie l'île de la cité et l'île saint louis accueille chaque après-midi ses musiciens, mimes et jongleurs en un ballet bien réglé : quand l'un se produit, les autres attendent sagement qu'il ait terminé son numéro pour se lancer chacun à leur tour. Les attroupements se déplacent donc sur le pont, de l'île de la cité vers l'île saint louis et retour, un peu comme une vague de plaisir qui nous entraînerait dans un ressac sans cesse renouvelé. Car, je vous le demande, quoi de plus agréable, avec en arrière plan la silhouette élégante de notre dame de paris, que de musarder, le nez au vent, en admirant ces artistes de rue?
Celui là voulait sans doute voulu fêter à sa manière la fin du carnaval, qui, n'en déplaisent à certaines villes qui jouent les prolongations, se termine toujours pour mardi gras. Après, c'est carême qui prend le dessus.

posted par glavalette le jeudi, février 10, 2005
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15ème arrondissement - le peintre du quai Branly

En attendant 2006 que soit ouvert, un peu plus en amont et après bien des polémiques, le musée consacré aux arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (ouf, quel titre!*), les peintres occupent tranquillement le terrain, profitant du calme du quai Branly, de la perspective de la pointe de l'île des cygnes avec sa statue équestre "La France renaissante" (?) du sculpteur danois Wederkinch, et de l'extraordinaire enfilade du pont de bir-hakeim et de son viaduc où circulent les rames de la ligne 6 du métropolitain.
* Le Musée du quai Branly remplacera l'ancien Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie de la porte dorée, anciennement Musée des colonies créé d'ailleurs pour l'exposition coloniale de 1931... Les temps changent et les mentalités avec... mais ce n'est pas gagné! Pour le pont de Bir-Hakeim, pas de problème, on ne le rebaptisera pas : ce n'est pas le nom d'une horrible victoire du vilain colonisateur, mais des forces de la france libre contre les allemands et les italiens dans le désert lybien...

posted par glavalette le jeudi, février 03, 2005
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1er arrondissement - les toits de paris depuis la samaritaine

Ville d'eau, ne l'oublions pas, Paris a très longtemps alimenté ses fontaines et lavoirs en pompant directement dans le lit du fleuve, en plein coeur de la cité. A preuve, les nombreuses pompes, machineries de bois majestueuses et magnifiques, comme la pompe notre-dame, qui fonctionna jusqu'en 1858, immortalisée ici par charles Meyron.
La pompe de la samaritaine devait son nom à son bas relief représentant la femme de Samare discutant avec Jésus au puits de Jacob et lui donnant à boire. Bref, une histoire d'eau.
Magasin fameux, même si on y trouve moins de tout qu'avant, la samaritaine a une autre qualité essentielle aux yeux des amoureux de Paris : elle offre aux photographes ou aux simples touristes, mais aussi aux gastronomes, puisque, pour y accéder, il faut souvent passer par le restaurant installé à l'étage au-dessous, une terrasse panoramique absolument admirable, genre tourelle de sous-marin, d'où on peut découvrir les toits de Paris sur 360°.
Voici la vue sur le nord de la capitale. Plantée sur la butte montmartre, la basilique du sacré-coeur fanfaronne un peu. D'aucuns la comparent à une pâtisserie. Dans trois ou quatre siècles, on s'extasiera peut-être sur son côté kitch, qui sait?
voir ici un croquis de la pompe de la Samaritaine par Nicolle sur le site de la Bnf

posted par gLaurent le mardi, février 01, 2005
pour pariscool : les photos de paris

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