|
3ème arrondissement - Transport
de textiles rue des gravilliers

Les
gravilliers étaient les ouvriers qui fabriquaient la cendre
gravelée... en incinérant les lies ( les dépôts
au fond de la bouteille) de vinaigre. Bon! Mais à quoi
pouvait bien servir cette cendre? De teinture essentiellement,
pour les tissus, ou pour colorer les émaux. On la trouve
aussi citée dans les écrits ésotériques
relatifs à la pierre philosophale et elle figure en bonne
place dans les longues et minutieuses préparations utilisant
le vinaigre et le mercure. N'en cherchez pas aujourd'hui chez
votre droguiste habituel, on n'en trouve plus. Par contre, on
trouve sans difficulté des maillots et des chaussettes
tissés en chine dans cette rue à la limite du sentier
et du marais qui aura vu défiler successivement, sans
que cette liste soit le moins du monde exhaustive, juifs, pieds
noirs, turcs et chinois. Il n'y a guère que le chariot
dont l'origine n'émeut personne.

posted par glavalette
le dimanche, mai 29, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


6ème arrondissement - tourelle
en poivrière rue hautefeuille

La
rue Hautefeuille est une des plus anciennes rues de paris, citée
dès 1250, soit sous ce nom soit sous ceux de rue de la
Barre ou rue du Chevet Saint-André . Quant à cette
maison très singulière qui nous plonge en plein
moyen âge, elle se dresse au 5 de la rue, au coin de l'impasse
hautefeuille . Une maison à l'architecture très
proche peut aussi être vue au 21 - Beaudelaire naquit dans
cette rue dans une maison semblable, aujourd'hui disparue.

posted par gLaurent
le mercredi, mai 25, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


3ème arrondissement - la ruelle
des sourdis

Chez
les marquises, la ruelle était l'espace entre le lit et
le mur le plus proche et l'endroit où les amoureux transis
se retrouvaient aux pieds de leur déesse. C'était
l'époque bénie où les femmes du monde recevaient
au lit et où leur ruelle ne désemplissait pas.
On s'y bousculait dans une promiscuité canaille de bon
aloi , qui rappelait bien la presse des ruelles du vieux paris
. Etroites et tortueuses, le jour n'y pénétrait
guère tant les maisons jetaient d'encorbellements qui
se touchaient presque. La ruelle des sourdis, qui donne rue pastourelle,
est un exemple frappant du paris médiéval.

posted par glavalette
le mardi, mai 24, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


2ème arrondissement - la galerie
vivienne

Les
galeries sont les ancêtres de nos grands magasins. La galerie
Vivienne, percée en L entre la rue Vivienne et la rue
des petits Champs entre 1823 et 1826 prit d'abord le nom de son
promoteur, un certain Marchoux, président de la chambre
des notaires et néanmoins (!) homme d'affaires avisé.
Le bon sens commun, celui dont voltaire disait qu'il avait toujours
raison, la désigna bien vite sous le nom de galerie vivienne,
du nom de la rue qui est son accès naturel (au 6) quand
on vient des grands boulevards. La ville de paris, s'est lancée
depuis une vingtaine d'années dans la restauration des
galeries et autres passages. Et c'est avec un grand bonheur qu'on
peut aujourd'hui admirer cette galerie, une des plus belles,
tant pour sa verrière que pour son sol de mosaïque.

posted par gLaurent
le dimanche, mai 22, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


3ème arrondissement - promenade
rue vieille du temple

C'est
le quartier juif de Paris, celui des boucheries casher, des librairies
remplies de livres en hébreu et de grands mères
discuttant en yiddish sur le trottoir, entre deux achats. Depuis
40 ans, l'arrivée des juifs orientaux a modifié
la physionomie du quartier, mais c'est encore ici qu'on a le
plus de chance de croiser ces hommes, coiffés du chapeau
noir et revêtus de ces curieuses redingotes à la
mode de l'europe de l'est du 19ème siècle. Tout
près, comme rue sainte croix de la bretonnerie, les bars
gays et les librairies spécialisées proposent un
curieux contre-point, confirmant le quartier dans son image résolument
atypique. A visiter tranquillement pour bien s'imprégner
de l'atmosphère unique de ce bout du marais.

posted par glavalette
le jeudi, mai 19, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


4ème arrondissement - le mangeur
d'allumettes

Chaque
jour, devant beaubourg, des artistes de rue, jongleurs, magiciens,
musiciens se donnent en spectacle pour quelques euros. Parfois,
de vieux habitants se mèlent à eux et esquissent
quelques tours pour ramasser, eux aussi, quelques pièces.
Le mangeur d'allumettes, qu'il engloutit toutes enflammées,
est un de ceux-là.

posted par gLaurent
le mardi, mai 17, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


1er arrondissement - le bon samaritain
du jardin des tuileries
 Non, non, ce n'est
pas un enlèvement, grande spécialité de
la statuaire du jardin des tuileries, mais le bon samaritain
portant secours à un pauvre homme laissé pour mort
par des brigands, sculpté par François-Léon
Sicard en 1896. Pourquoi ce sauveteur est-il tout nu alors qu'il
s'agisait d'un riche marchand, mystère. Les publicitaires
modernes ne sont pas les seuls à dénuder systématiquement
et sans raison leurs icônes. Leurs ainés, peintres
et sculpteurs leur ont ouvert la voie avec une impudence qu'ils
n'ont pas à leur envier. Quant au pigeon, il passait par
là, par hasard et est tout nu aussi. Mais lui, cela ne
se voit pas.

posted par gLaurent
le dimanche, mai 15, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


10ème arrondissement - Berceuse
rue du Château d'eau

On
dit parfois que la musique adoucit les moeurs, elle a visiblement
aussi des vertus apaisantes et ce n'est pas notre pochard, bercé
vigoureusement par les cuivres de cet orchestre en plein air
qui nous contredira. La rue du Château
d'eau doit tout simplement son nom à la place du Château
d'eau... l'ancien nom de la place de la République. La
place changea de nom en 1879, la rue du Château d'eau garda
le sien... Ainsi va la vie des noms de nos rues et de nos places...

posted par glavalette
le vendredi, mai 13, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


9ème arrondissement - hydrothérapie
- les bains de chateaudun
">
Cette façade des anciens bains de chateaudun
est fameuse et il serait dommage de descendre la rue du faubourg
montmartre sans admirer ses faïences. Il semble pourtant
que ce soit le retard de l'autobus qui monopolise ici l'attention.
Et pourtant, c'est bien connu, douches et bains sont souverains
contre le stress et l'anxiété!

posted par glavalette
le mardi, mai 03, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


10ème arrondissement - Les pavés
du quai de valmy

En
venant de la place de la bataille de stalingrad, on peut emprunter
cette ancienne voie pavée pour accéder au canal
saint martin. D'anciens entrepôts, ornés aujourd'hui
de magnifiques pochoirs, y sont actuellement en cours d'aménagement
pour devenir un lieu "alternatif, culturel et institutionnel",
les "usines éphémères". Les puristes
se chargeront d'analyser la cohabitation contre nature de tous
ces noms et adjectifs. Nous nous contenterons, quant à
nous, de savourer la joie de pouvoir nous promener librement
sur cette portion du canal et de trébucher avec délectation
sur ces bons gros pavés en voie de disparition. Tout en
bas, pour les amoureux de l'art des rues, le bonhomme de Jérôme
Mesnager, sans doute emporté par son élan, n'a
pas pu éviter l'armoire électrique et s'est écrasé
dessus.

posted par gLaurent
le mardi, mai 03, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


2ème arrondissement - la retoucherie
de la rue saint sauveur

Le
sentier reste un quartier traditionnellement dédié
à la confection et si les grandes marques y installent
leur show-room, comme rue réaumur, on peut aussi y découvrir
de très nombreuses petites boutiques traditionnelles.
Cette retoucherie de la rue saint-sauveur nous rappelle aussi
que les travaux d'aiguille restent, dans de nombreux pays d'afrique
ou du moyen orient, l'apanage de corporations presque exclusivement
masculines... Les grands couturiers en france, aux états
unis ou au japon, sont aussi le plus souvent des hommes. Celui-ci
est peut-être le Yves Saint-Laurent de demain, qui sait?

posted par gLaurent
le mardi, mai 03, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


|