|
7ème arrondissement - Pompiers
en Delahaye quai branly

En
2003, quelques passionnés avaient décidé
d'organiser une traversée de paris de vieilles voitures
et les pompiers de paris avaient eu la riche idée de sortir
du garage une antique delahaye absolument magnifique, au grand
ébahissement des passants. La manifestation ne semble
plus trouver de sponsors. Dommage, dommage...

posted par gLaurent
le vendredi, juillet 29, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


1er arrondissement - la midinette du
passage de beaujolais

Niché
entre la rue de beaujolais et la rue de richelieu, ce passage
tortueux, avec escalier aux marches usées, voûte
sous immeuble et grilles fermées la nuit, nous plonge
au coeur du vieux paris. On est à deux pas du théâtre
du palais royal et des jardins, de la bibliothèque nationale
de france, de la comédie française et de la banque
de france... Quand une silhouette féminine s'engage sur
les marches, avec un panier sur la hanche, il ne faut pas beaucoup
d'imagination pour s'imaginer revenu au temps des midinettes
(ancien nom des blanchisseuses).

posted par glavalette
le lundi, juillet 25, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


16ème arrondissement - la tour
eiffel et le palais de chaillot

Il
aura fallu deux ans et demi pour édifier, entre janvier
1887 et mai 1889, la tour ayant remporté le concours de
la tour en fer organisé pour l'exposition universelle
de 1889 (alors qu'il faudra six ans pour mettre aux normes la
samaritaine?... hum!). Un palais oriental fabuleux aux tours
hautes de 70 mètres avait été construit
en face, de l'autre côté de la seine, sur la colline
du trocadéro, pour la même exposition. Il sera remplacé
en 1937 par l'actuel palais de Chaillot, encore pour une exposition
universelle. Les deux monuments, se font face et on comprend
vite en se promenant sur l'esplanade du palais, entre les deux
ailes recourbées, ou en admirant le reflet de la vieille
dame en fer dans les portes monumentales du théâtre
national populaire, dirigé par jean Vilar entre 1951 et
1963, qu'on dispose ici d'un point de vue absolument unique sur
le fleuve et cette "inutile et monstrueuse tour...",
comme on disait à l'époque. Et quoi de plus agréable,
avant le spectacle ou pendant l'entr'acte, que de boire tranquillement
un café dans l'immense foyer du théâtre,
d'écouter les petits concerts qui y sont couramment offerts
et de se laiser aller à une douce rêverie en admirant
en contrebas les acrobaties des jeunes en roller dont la seule
préoccupation semble être de sauter aussi haut que
la tour.

posted par gLaurent
le vendredi, juillet 22, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


18ème arrondissement - partie
de boules rue saint vincent

C'est
un coin tranquille de la butte montmartre, à quelques
dizaines de mètres seulement de la place du tertre et
de sa cohue. Cette rue doit son nom au prénom d'un certain
Vincent Compoint, propriétaire, ce qui est finalement
assez rassurant. La rue surplombe d'une dizaine de mètres
ce jardin, protégé en belle saison par la frondaison
des arbres et que quelques habitués occupent assidument
de leurs parties de boules acharnées. Les amateurs de
chansons réalistes se souviendront également de
la chanson de Marc Ogéret :
On
l'appelait rose, elle était belle, a'
sentait bon la fleur nouvelle, rue Saint-Vincent...
paroles de la chanson de Marc Ogéret

posted par glavalette
le mercredi, juillet 20, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


20ème arrondissement - petit matin
rue dénoyez

Pour
tous les amoureux des pochoirs et de l'art urbain, la rue dénoyez
est un lieu de pélerinage tout autant qu'un centre de
travaux pratiques. Nichée au bas de Belleville, entre
la rue de belleville et la rue ramponneau, elle échappa
de peu à sa destruction complète grâce à
la mobilisation de ses habitants et de quelques associations
bien décidés à ne pas laisser le béton
l'emporter une nouvelle fois et détruire sans retour un
lieu chargé d'histoire populaire. Depuis, immeubles délabrés,
squats et friches voisinent avec les commerces traditionnels
et une vie de quartier cosmopolite d'une étonnante richesse,
en attendant une réhabilitation concertée. Longue
vie!

posted par glavalette
le vendredi, juillet 15, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


9ème arrondissement - en revenant
de l'école rue de montholon

Rien
de plus attachant que ce petit square qui donne d'un côté
sur la rue Lafayette, encombrée par une circulation automobile
effrénée, et de l'autre sur la très pittoresque
et très calme rue pierre sémard dont une des particularités,
et non la moindre, est de se faire enjamber par la rue de Bellefond.
Du coup, le square et la rue de montholon concentrent une vie
de quartier riche, pleine de cris d'enfants et de cavalcades
de garnements. Un quartier à redécouvrir.

posted par gLaurent
le dimanche, juillet 10, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


8ème arrondissement - musette
à la station étoile

Tandis
que Londres pleure ses morts et soigne ses blessés après
les attentats qui ont pris pour cible ses transports en commun,
comment réagir? Sans doute comme cet accordéoniste
roumain, inlassable et souriant, surpris ici entre auber et étoile,
ah oui, j'oubliais, la station se nomme maintenant Charles de
Gaulle, . Sans autorisation, ce qui lui vaut de fréquentes
amendes qu'il paye peut-être, il joue en souriant des airs
de musette, des javas, des refrains et ritournelles de notre
patrimoine parisien. Et ce jour là, le wagon reprenait
en coeur "le gamin de paris". Ce ne sera peut-être
suffisant pour conjurer nos peurs, mais que faire d'autre?

posted par gLaurent
le vendredi, juillet 08, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


4ème arrondissement - gay pride
au pont de sully

Traditionnellement,
la marche des fiertés, comme elle a choisi de se désigner
maintenant, traverse le sud de paris, puis la seine au pont Sully
et termine sa progression sur la place de la Bastille, pour un
grand bal. Il faut se souvenir que l'homosexualité, dépénalisée
par Napoléon 1er, fut requalifiée délictueuse
sous Vichy, sacré délit d'ailleurs qui vaudra aux
homosexuels la mise au ban de la société, déportations
et expériences médicales. Il faudra attendre Mitterrand
en 1981 pour que disparaisse le délit de notre code. Pour
les esprits et les mentalités, c'est plus laborieux, mais
ça progresse...

posted par glavalette
le mercredi, juillet 06, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


1er arrondissement - la verrière
de la samaritaine

La
samaritaine va fermer, la samaritaine ferme... Pour les parisiens
que nous sommes, cette nouvelle a fait l'effet d'un coup de tonnerre.
La samar, cette institution, fait tellement partie de notre quotidien,
elle appartient à ce point à notre patrimoine le
plus intime que c'est un peu comme une partie de notre enfance,
de notre vie qu'on ferme. On y trouvait de tout,
affirmait le slogan, et c'était vrai. Combien d'heures
n'avons-nous pas passé dans les immenses sous-sols qui
reliaient tous les magasins entre eux, à la recherche
de la prise improbable, du bidule introuvable ailleurs. En dernier
recours, on venait à la samar, certains d'y trouver enfin
ce qui ne se faisait plus ou ce qu'on ne trouvait pas encore
ailleurs. Mais le plus insupportable, c'est
de ne plus pouvoir se promener dans les étages du magasin
2, construit en fer et en style art nouveau au début du
siècle par Frantz Jourdain. A l'époque, malgré
le succès de la tour eiffel, le conseil municipal crut
bon de cacher les structures métalliques sous une façade
de pierre. Il faudra attendre 1990 pour que le bâtiment
soit classé. Sauvé, direz-vous?
Oui, sans doute. Mais sauvé pour qui? Car le plus triste
c'est de craindre, c'est de savoir presque à coup sûr,
hélas, que, malgré les belles promesses, cette
merveille d'architecture ne sera plus accessible à tout
un chacun, alors qu'on venait s'y promener en famille pour admirer
la somptueuse verrière, qu'on ne pourra plus grimper le
petit escalier hélicoïdal qui, du 9ème étage,
permettait d'accéder librement, oui librement, vous avez
bien lu, à l'incroyable petite terrasse en forme de passerelle
de sous-marin pour découvrir le plus magnifique 360°
sur les toits de paris. La tour montparnasse fait beaucoup de
publicité sur sa terrasse panoramique, mais malgré
sa hauteur, elle reste très excentrée et ne saurait
se comparer avec celle de la samaritaine.On aurait dit un décor
à la Jules Verne, et les priviligiés n'en finissaient
pas de s'extasier sur le panorama en comparant le profil des
monuments avec ceux reproduits sur la table d'orientation cerclée
d'un cuivre vénérable qui court tout autour de
la rambarde. Ce magasin 2 recélait bien
d'autres trésors, en particulier au dernier étage,
entièrement consacré aux articles pour peintres
et photographes, et d'où on avait la meilleure vue sur
la verrière, la fameuse verrière de fer et de verre
dont la couleur changeait au moindre caprice de la météo.
Soleil, orages, pluies, éclaircies s'y reflêtaient
en un spectacle permanent. Les habitués avaient fini par
ne plus la regarder, par ne plus lever le nez des rayons encombrés
de chassis, de cartons et papiers aux vertus mystérieuses.
La verrière était là, à disposition.
On pourrait y revenir tant qu'on voulait pour la contempler...
Et bien non, terminé! Et tant pis pour les négligents...
Ah oui, la samaritaine ferme et les amoureux de paris sont tristes.
.
un
exemple de ce qu'on pouvait admirer depuis la terrasse... . l'article
de la panse de l'ours avec d'autres photos

posted par gLaurent
le vendredi, juillet 01, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


|