|
9ème arrondissement - le boucher
de la rue des martyrs

L'histoire
de la boucherie à Paris est liée de près
ou de loin aux communautés religieuses, celle des abbesses
de montmartre en particulier qui louèrent très
tôt étaux (un étal, des étaux) et
pâturages, une forme d'intégration verticale en
quelque sorte, aux artisans du quartier du chatelet. Les bouchers
n'eurent de cesse de s'en remettre au roi pour échapper
à leur loyer puis de se révolter contre le pouvoir
central, ses règlements et ses contraintes, au premier
prétexte. Il faut aujourd'hui profiter du spectacle de
plus en plus rare d'un artisan surpris en plein travail de découpe
sur son étal. Bientôt, le plus tard possible, les
magasins de quartier où on peut encore assister, depuis
la rue, à ce ballet de couteaux et de couperets, disparaîtront
peut-être, au profit de laboratoires inaccessibles dans
les annexes des grandes surfaces.

posted par gLaurent
le vendredi, septembre 30, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


12ème arrondissement - Cavalcade
de chevaux de bois au musée des arts forains de bercy

Très
heureusement sauvés de la destruction, deux chais des
anciens entrepôts des vins et de spiritueux de bercy ont
été restaurés, de part et d'autre de la
rue des Pirogues, celui de la cour saint Emilion et celui des
chais Lheureux. C'est dans ces derniers que s'est installé
le musée des arts forains, habituellement fermé
au public, mais qui ouvre ses portes chaque année pour
les journées du patrimoine. A visiter absolument en prenant
bien garde de ne pas se faire bousculer par les galopades effrénées
des chevaux de manège, dont certains, malgré leur
âge avancé, témoignent encore d'une verdeur
très réjouissante.
Le musée des arts forains

posted par glavalette
le dimanche, septembre 25, 2005 pour pariscool : les
photos de paris

15ème arrondissement - Les forgerons
riveurs du pont de bir-hakeim

C'est
pour l'exposition universelle de 1900 qu'on envisage de remplacer
la passerelle de Passy par un ouvrage associant à la fois
la circulation des piétons, des voitures hippomobiles
ou automobiles et la circulation du métropolitain, la
grande affaire de cette fin de siècle. A chaque pile du
pont, un groupe en fonte orne l'édifice. Ici, les forgerons
riveurs de Gustave Michel qui semblent vraiment forger la république.
Quand l'art nouveau s'alliait avec l'esprit cocardier.

posted par gLaurent
le mercredi, septembre 21, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


11ème arrondissement - Le zinc
du bistrot du peintre

Il
en reste encore quelques uns dans le faubourg saint-antoine,
avec leur zinc luisant et patiné, leur décoration
art nouveau et leur terrasse accueillante. Celui là fait
l'angle de l'avenue ledru-rollin et de la rue de charonne. Les
discussions au bar y vont bon train, tradition oblige, y compris
avec les garçons et quand vient l'heure de la fermeture,
on empile les chaises en osier jusqu'au plafond, l'air de rien,
en attendant gentiment que vous ayez terminé votre café...

posted par gLaurent
le lundi, septembre 19, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


4ème arrondissement - Le café
des psaumes de la rue des rosiers

La
rue des rosiers, qui portait déjà ce nom en 1230,
reliait la rue des juifs à la rue vieille du temple. Anciennement
bordée de rosiers, d'où son nom, la rue fut depuis
toujours le centre du quartier juif de paris. Au moyen âge,
contraints de se tenir hors les murs de la ville, les juifs s'installèrent
juste derrière l'enceinte de louis philippe dont on retrouve
des vestiges entre les numéros 8 et 16. Des travaux sont
en cours pour aménager la rue et le projet a suscité
bien des débats et même des manifestations d'une
partie des habitants et commerçants. Mais un accord a
pu être trouvé et des plantes orneront bientôt
les trottoirs élargis... un peu de verdure qui rendra
la vie peut-être moins dure devant le café des psaumes.

posted par glavalette
le dimanche, septembre 11, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


5ème arrondissement - le pont
de la tournelle

Alors
que le comédien jaques Dufilho vient de décéder,
l'histoire de ce pont fait penser très fort à son
fameux sketch de la visite du château, dont la chapelle
avait été entièrement, et plusieurs fois,
détruite, brûlée et saccagée, mais
que l'on visitait toujours. Le premier pont construit à
cet endroit, ou du moins le premier dont on parle, le fut en
bois, simple passerelle donc que les crues emportèrent
bientôt. Le second, toujours en bois, fut emporté
également quelques années plus tard, mais par les
glaces cette fois. Comme on avait décidé de lotir
l'île saint Louis et que rien ne peut arrêter un
bon projet immobilier, un pont sérieux devenait indispensable
pour permettre à ses nouveaux habitants de gagner le quai
saint bernard. Ce fut un certain Christophe Marie qui le rebâtit,
en pierre cette fois. Six arches furent nécessaires pour
résister aux flots tumultueux. cela génait bien
un peu la navigation fluviale, mais il résista mieux que
ses précécesseurs, et il fallut attendre la crue
de 1910 pour lui faire entendre raison. Le courant déchaîné
lui infligea ce que les architectes nomment joliment des désordres.
On dut le détruire en 1918 et on se résigna donc
au béton. Les architectes, Pierre et Louis Guidetti, eureut
le bon goût de le parer de pierres de taille et le sculpteur
Paul landowski plaça sur son unique pile une statue de
sainte geneviève. Depuis, la patronne de Paris veille
sur les destinées du pont de la tournelle.

posted par gLaurent
le mardi, septembre 06, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


11ème arrondissement - 400 coups
à la crêche de la rue jean Macé

Autogérée,
la crêche des 400 coups de la rue Jean Macé accueille
chaque jour les tout petits du quartier. Pour peupler leur univers,
Zao, artiste urbain à l'univers peuplé d'animaux
fantastiques et colorés, a orné la porte-vitrine
d'une grenouille du plus bel effet. Le petit lutin, tout en bas
est de tom-tom...

posted par glavalette
le samedi, septembre 03, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


12ème arrondissement - Les cariatides
du commissariat

Ces
statues sont au nombre de douze, et frisent le sommet d'un immeuble
au dessus du commisariat à l'angle de la rue de rambouillet
et de l'avenue daumesnil. Depuis la création de la promenade
plantée qui emprunte l'ancien viaduc de la voie ferrée
bastille saint-maur, on a une vue imprenable sur ces jeunes éphèbes
au torse troué - dont on dit qu'ils sont la copie d'un
modèle de Michel Ange - qui montent la garde avec dignité,
comme les gardiens de la paix cinq étages en dessous.
Une curiosité.

posted par gLaurent
le jeudi, septembre 01, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


|