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18ème arrondissement - la rue
du calvaire

Ce n'est pas
la rue la plus courte de paris, mais c'est sans doute une de
celles qui offrent le moins de "plat". Une dizaine
de mètres à peine, au coin de la place du tertre,
avant de plonger, juste après le réverbère,
en un escalier vertigineux dont la butte montmartre a le secret,
et se jeter tout en bas dans les bras de la rue gabrielle...
La raideur de ces volées de marches qui escaladent le
quartier, comme autant d'échelles jetées sur les
remparts d'une forteresse assiégée, font le bonheur
des exploitants du funiculaire tout proche. A visiter tôt
le matin quand les touristes ne sont pas encore levés
et que la brume enveloppe le tout d'un mystère à
la maigret...

posted par gLaurent
le mardi, novembre 29, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


4ème arrondissement - le pêcheur
du pont saint Louis

Tous les amateurs de gardons
vous le diront, la qualité de l'eau s'améliore
lentement à paris et les pêcheurs à la ligne
retrouvent peu à peu leur place le long des quais, quand
ils supportent le tintamarre des voies sur berge et les émanations
des pots d'échappement. Le pont saint Louis échappe
à cette malédiction, puisqu'il relie les îles
de la cité et saint louis, loin des embarras de la circulation
et que le seul bruit qu'on y entend est celui des musiciens de
rues qui s'y produisent été comme hiver.

posted par glavalette
le vendredi, novembre 25, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


10ème arrondissement - Un mur
d'ombres métalliques pour Monsieur Vincent

Voyez comme vont les choses...
Lazare, celui que le christ ressuscita un jour en lui demandant
de marcher, donna son nom à une léproserie dans
le faubourg saint martin... oui, oui, la lèpre, à
paris, mais soigneusement cantonnée hors les murs. Cette
léproserie fut donc baptisée la maison de saint
lazare. Les religieux qui soignaient les lépreux ayant
décidé d'aller fonder un autre maison du côté
de Jérusalem, à l'occasion d'une croisade, la lèpre
disparut peu à peu. Et quelques siècles plus tard,
en 1632, ce fut dans cette même maison que vincent de paul
installa sa congrégation qui s'appela désormais
les lazaristes. Et plus tard, le quartier prit le nom de quartier
"saint vincent de paul"... Et enfin, rue du faubourg
saint denis, en plein coeur de ce quartier, de l'autre côté
du boulevard magenta mais regardant quand même l'église
saint laurent, sa paroisse, on discerne sur un pignon d'immeuble
cette très curieuse installation murale qui redonne vie
à monsieur vincent, un peu comme un songe... Un drôle
de type ce vincent, un mec bien comme aurait dit coluche, un
gars qui eut un jour cette phrase : "les pauvres ne te pardonneront
jamais le pain que tu leur donnes"...
(1987) Oeuvre de jean-pierre Yvaral
(1934-2002), le fils de Victor Vasarely
D'autres photos et explications sur cette oeuvre ici

posted par gLaurent
le vendredi, novembre 18, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


1er arrondissement - Les touristes d'Elisabeth
Buffoli du forum des halles

On
ne les voit même plus tant ils semblent avoir toujours
été là, comme une évidence. Contemplant
sans se lasser la rue Pierre Lescot, ils lèvent au ciel
leur regard blanc et renvoient aux touristes que nous sommes
tous un jour ou l'autre, une image un peu pataude et quotidienne.

posted par gLaurent
le lundi, novembre 14, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


11ème arrondissement - Le bar
à soupes de la rue de charonne

Un
peu délaissée pendant les années 70 et 80,
la soupe, celle qui fait grandir et fleure bon les légumes,
revient en force. Les établissements spécialisés
étaient rares à Paris, alors qu'ils sont communs
dans les pays anglo-saxons. Mais les choses évoluent,
comme en témoignent la campagne pour une alimentation
comportant au moins cinq fruits ou légumes quotidiens,
les créations incessantes des Maggi et autres Knorr et,
aristocratie du genre, le bar à soupes du 33 rue de charonne,
à la façade joliment colorée, chaudement
(comme il se doit) recommandé par les gourmets du quartier.

posted par glavalette
le vendredi, novembre 11, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


18ème arrondissement - Un chevalet
pour la rue Lavieuville

Il
n'y a pas que les peintres de la place du tertre, à Montmartre.
On peut même dire que ceux qui s'y installent avec leur
chevalet ne représentent qu'une faible proportion des
très nombreux artistes qui vivent, travaillent et exposent
dans ce quartier. Nous ne dirons rien d'ailleurs des rivalités
qui les opposent en nous contentant d'admirer cette toile représentant
l'enfilade la rue de la Vieuville, depuis la place des abbesses,
chère à notre coeur.

posted par gLaurent
le lundi, novembre 07, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


17ème arrondissement - L'enseigne
à la poupée de Maïté

Jusqu'en
1729, pas de nom sur les murs au coin des rues, et seules les
enseignes permettaient de se repérer. Nombre de rues leur
doivent d'ailleurs leur nom. Les auberges, les artisans et les
boutiquiers se disputaient la rue avec l'enseigne la plus grosse
et la plus visible et seule une bonne bourrasque réussissait
à mettre un peu d'ordre à cette profusion, même
si c'était souvent au détriment du crâne
des passants. Taxées puis interdites avant la révolution,
elles réapparurent au dix-neuvième siècle,
plus modestes, mais toujours taxées... Celle-ci, magnifique,
signale l'atelier de Maïté, une référence
dans la restauration de poupées anciennes, rue de Brochant.

posted par gLaurent
le vendredi, novembre 04, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


18ème arrondissement - L'édicule
d'hector Guimard de la place des abbesses

Petite
place du bas montmartre, la place des abbesses s'ennorgueillit
avec raison de ce magnifique édicule d'hector Guimard
et de sa splendide verrière. Cette station de métro
possède également un escalier de plus de trois
cent marches, ce qui en fait l'une des stations les plus profondes
de la capitale. Les commerces traditionnels de la place et des
rues adjacentes désertent peu à peu le quartier
pour des boutiques d'art et de vêtement branchés.
Avant qu'elles-mêmes mêmes ne deviennent pittoresques
il faudra attendre sans doute quelques années. Mais le
temps réussit très bien ce genre de prouesse. La
preuve, même le formica est aujourd'hui exposé dans
les musées de l'habitat.

posted par glavalette
le mercredi, novembre 02, 2005 pour pariscool : les
photos de paris


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