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12ème arrondissement - Plénitude
rue de Libourne

Quel
bonheur que celui de pouvoir contempler librement cette admirable
statue de femme se mirant dans l'eau qui s'offre aux regards
de tout un chacun, pour peu que vous passiez devant le sofitel
de Bercy, rue de Libourne. De l'eau, un ciel changeant au gré
des nuages et du vent, un socle, et cette femme assise dont vous
guetterez le reflet et qui semble ne rien attendre d'autre que
la plénitude de sa propre image. Plénitude, en
effet, puisqu'il s'agit du titre de cette oeuvre, sculptée
en 2000 par florence de Ponthaud-Neyrat.
florence de Ponthaud-Neyrat

posted par gLaurent
le mardi, janvier 31, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

18ème arrondissement - la rue
de Saules

Cette rue, dont le nom vient
simplement de ce qu'elle était bordée de saules,
a d'ailleurs porté un temps le nom de rue de le Saussaye,
autre forme de saulaie. On oublie trop souvent que la butte montmartre
est un endroit très humide, malgré sa situation
élevée. Le sous-sol regorge de fontaines et de
remontées d'eaux, au grand désespoir d'ailleurs
des propriétaires qui voient leurs caves régulièrement
inondées, quand elles ne s'effondrent pas dans les anciennes
carrières mal consolidées. On connaît évidemment
le tableau de Cézanne qui vient à
point pour nous rappeler que les pavés, pour pittoresques
qu'ils soient, sont finalement un élément d'urbanisme
assez récent. Quand aux blocs de grès qui protègent
les passants des agressions automobiles, ils auraient enchanté
le bon Boileau qui se plaignait tant des embarras de la ville
et de son agitation :
"Là,
sur une charrette une poutre branlante Vient
menaçant de loin la foule qu'elle augmente ; Six
chevaux attelés à ce fardeau pesant Ont
peine à l'émouvoir sur le pavé glissant.
D'un carrosse en tournant il accroche une roue,
Et du choc le renverse en un grand tas de boue
: Quand un autre à l'instant s'efforçant
de passer, Dans le même embarras se vient
embarrasser. Vingt carrosses bientôt
arrivant à la file Y sont en moins de
rien suivis de plus de mille ; Et, pour surcroît
de maux, un sort malencontreux Conduit en cet
endroit un grand troupeau de boeufs ; Chacun
prétend passer ; l'un mugit, l'autre jure. Des
mulets en sonnant augmentent le murmure..."
Mais il est vrai qu'il ne songeait pas à
Montmartre, à l'époque très loin hors les
murs, un simple bourg, et la butte un entrelacs de gorges, de
ravines, de vignes et de moulins. Aujourd'hui, on n'a guère
à redouter que la navette électrique, dangereuse
par le silence même de son déplacement écologique
et quelques 4x4 aux pare_buffles incongrus. Quant aux troupeaux,
seuls ceux des touristes s'engouffrent dans la rue des saules
et leurs cris et leurs rires n'ont rien de menaçant.

posted par gLaurent
le samedi, janvier 28, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

8ème arrondissement - Mise en
perspective place de la Concorde

La place, royale, date de 1760,
et fut dessinée par l'architecte Gabriel pour Louis VX
et portera son nom, avant d'être rebaptisée place
de la Révolution, puis place Louis VXI et enfin place
de la Concorde. Il en va des noms comme des courants ou des styles,
ils passent et témoignent. L'obélisque est plus
ancien, 1300 ans avant JC, mais ne fut installé sur la
place qu'en 1836, après un voyage riche en péripéties
depuis Louxor (ou Louqsor comme vous voudrez) et un levage périlleux.
On raconte que les chevaux attelés pour faire basculer
le monument avaient atteints les immeubles bordant la place;
les fers crissaient, les muscles tremblaient sous l'effort, impossible
de reculer sous peine de briser le monilithe, ni d'avancer faute
de place. La catastrophe était inévitable. Un artisan
aurait eu l'idée de mouiller les cordages et l'obélisque
bascula alors gentiment dans son logement... L''histoire n'est
sans doute pas vraie mais elle est jolie : il semble que ce soit
une déformation du levage de l'obélisque de la
place Saint-Pierre à Rome. Quant aux candélabres
ils sont de Jacques-Ignace Hittorf (1792-1867) à qui l'on
doit également l'église saint vincent de Paul,
la mairie du 1er arrondissement et le cirque d'hiver dont certains
disent, et pas seulement les enfants, que c'est le plus sympa
des trois édifices... La tour métallique, au loin,
est de gustave Eiffel et a connu une certaine célébrité...
Pour la petite voiture, enfin, on dit qu'elle a été
créée par une entreprise horlogère... Mais
où vont-ils chercher tout ça? Nul doute tout de
même que cette swatch, comme l'isetta ou la fiat 500, s'installera
dans notre panthéon des automobiles mythiques... Il n'y
a qu'à attendre une vingtaine d'années. On a le
temps.

posted par gLaurent
le lundi, janvier 23, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

11ème arrondissement - il neige...
et la vespa est dans la cour

C'est tout ce qu'on aime dans
cet arrondissement qui se transforme à toute allure mais
reste un des derniers refuges de la vie populaire : une cour
sombre éclairée seulement par les néons
d'un atelier derrière le dépoli d'une verrière,
la vespa d'un ouvrier, la neige sur les pavés, deux traces
de pas...

posted par glavalette
le vendredi, janvier 20, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

12ème arrondissement - Promenade
en famille avenue Daumesnil

Il y a cinquante ans... Il y
a cinquante ans, l'avenue daumesnil était pavée,
petit modèle dit mosaïque, on y circulait à
double sens et les rails du tramway couraient encore du côté
des numéros pairs. Il y a cinquante ans, les policiers
portaient une pélerine et s'appelaient des agents. Ils
passaient souvent par deux, à bicyclette et se transformaient
alors en hirondelles. Il y a cinquante ans, l'autobus de l'avenue
Daumesnil avait un gros nez, ce n'était pas le 29 mais
le 66 et il allait jusqu'aux batignolles, un endroit sans aucun
doute lointain et mystérieux. Il y a cinquante ans, sous
les arcades, il n'y avait pas de galeries d'art, mais des entrepots
de bière et des écuries avec de gros chevaux, le
nez dans leur sac d'avoine. Par-dessus, c'est un train à
vapeur qui passait sur le viaduc pour relier la Bastille à
Saint Maur. Il y a cinquante ans, les enfants jouaient déjà
rue Hector Malo, pas sur un parking, mais dans la cour de terre
battue de l'école maternelle saint Raphaël. Il y
a cinquante ans, pour trouver de bonnes lanières en cuir
pour ses patins à roulette, il fallait aller rue d'Aligre
chez la marchande de couleurs. Il y a cinquante ans, les passages
pour piétons étaient cloutés et on se promenait
déjà en famille, le dimanche, avenue Daumesnil...

posted par gLaurent
le mardi, janvier 17, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

19ème arrondissement - Station
frileuse bassin de la Villette

C'est un quartier en devenir
depuis... Napoléon 1er. C'est à lui, en effet,
qu'on doit la finalisation du système de canaux destinés
à alimenter la capitale en eau. Cherchant, comme nombre
de ses prédécesseurs et même de ses successeurs
(si, si...), à se concilier les bonnes grâces des
parisiens, ses conseillers lui répondirent qu'ils avaient
surtout besoin d'eau. Napoléon décida donc de doter
la ville des ressouces en eau nécessaires pour alimenter
les nombreux bassins et fontaines qu'il faisait édifier
à tour de bras et, surtout, pour la voierie... Rien de
plus nauséabond à cette époque que Paris.
On allait enfin disposer d'un circuit d'eau permanent pour nettoyer
les rues et remplacer l'utilisation presque exclusive de l'eau
de la seine, très sollicitée par les nombreuses
pompes de bois qui émaillaient son parcours; ces fantastiques
machineries dureront encore quelques dizaines d'années,
comme la fameuse pompe Notre Dame qui ne sera détruite
qu'en 1858. Le canal de l'Ourcq et ses usines élévatoires
qui complètent son débit avec les eaux de la marne,
visitez donc celle de Tribaldou, le bassin de la villette, le
passage en souterrain sous la place de la bastille, tout date
de cette époque et est un témoignage très
intéressant du génie de l'époque: vision,
archirecture, ingéniérie, et mise en oeuvre. Le
bassin de la Villette, qui devait servir de port d'attente aux
péniches et autres barges en charge du ravitaillement
de la ville, est aujourd'hui un formidable enjeu immobilier.
Comme dans d'autres capitales, le parisien redécouvre
l'attrait des plans d'eau. On n'y patine plus beaucoup, les hivers
étant moins rigoureux, mais la vie s'y organise peu à
peu : clubs d'aviron, complexes cinématographiques, restaurants,
sans parler du parc de loisir et des navettes touristiques qui
y embarquent ou débarquent plusieurs fois par jour leur
troupes de touristes. Ce drôle de poteau en témoigne,
vestige paradoxal des arrêts de bus avant que les abribus
ne les chassent du paysage urbain.

posted par gLaurent
le vendredi, janvier 13, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

18ème arrondissement - Le café
des deux moulins

Ce n'est pas à cause du
moulin de la galette, plus haut sur la butte, ni du moulin rouge,
plus bas vers le boulevard de clichy, que le café des
deux moulins est devenu célèbre dans le monde entier
et au-delà, mais parce qu'il a été choisi
pour servir de lieu de tournage de quelques unes des scènes
les plus mémorables du film déjà culte "Amélie
Poulain". Au coin de la rue lepic et de la rue Cauchois,
c'est une de ces brasseries traditionnelles faisant tabac et
offrant terrasse, comme on en voyait partout dans les quartiers
commerçants et autour des gares avant que la restauration
rapide ne chasse sur leurs terres. C'est dans ce genre de café
que Maigret allait boire un petit calvados au comptoir et que
les habitués du quartier viennent s'installer en terrasse
en regardant du coin de l'oeil les touristes attirés par
le côté furieusement typique de l'endroit. La rue
Lepic et son incessante activité sont pour beaucoup dans
le charme de l'établissement, mais le décor de
la brasserie, par sa banalité même, en font déjà
un piège à nostalgie dans lequel nous rangeons
sans barguigner le skaï et le formica...

posted par glavalette
le lundi, janvier 09, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

6ème arrondissement - les péniches
du quai de Conti

Quel observatoire plus stratégique
que le pont des arts et son vent mauvais pour surveiller non
seulement les jupons et les chapeaux des midinettes, mais aussi
pour admirer les péniches amarrées à l'année
le long du quai de Conti et constater avec tristesse que le magnifique
saule pleureur qui ornait la pointe de l'île de la Cité
n'a pas repoussé. Tout de même, on est ici en plein
coeur du Paris qu'on aime : les arcades du pont neuf, l'empilement
de façades surmontées par la flêche de la
Sainte-Chapelle, avec un peu plus loin la tour carrée
du quai des Orfèvres valent bien le petit rhume colporté
par le vent maraud cher au poète...
les paroles de la chanson "Le
Vent" de Georges Brassens

posted par gLaurent
le mercredi, janvier 04, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

5ème arrondissement - Lendemain
de réveillon pour Corneille

Haut lieu des frasques estudiantines,
le quartier de la montagne sainte Geneviève perpétue
des siècles d'impertinence scholastique. Ce n'est pas
ce brave Corneille, trônant devant l'église saint
Etienne du Mont, un peu écrasée par le Panthéon,
qui nous démentira. Il faut dire qu'il semble lui aussi
avoir bien arrosé ses nuits de réveillon.

posted par gLaurent
le lundi, janvier 02, 2006 pour pariscool : les
photos de paris

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