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10ème arrondissement - Le photographe
de la rue Sainte Marthe

Quand
on est photographe, même si le noir est blanc est souvent
une passion dévorante, on est très attentif aux
couleurs, parce que, finalement, ce sont elles qui font jaillir
ou pas les ombres de la lumière. Joli bleu, n'est-ce pas?
Le studio existe
toujours, même si la devanture a changé de couleur.
Il s'appelle aujourd'hui "l'Atelier Shoot Again", au
15 de la rue sainte Marthe, et Jérôme Gorin y officie
avec gentillesse et bonne humeur. Les locaux sont divisés
en galerie et en studio de prise de vue et on peut les louer.
Contact mail
et tel : 06 62 62 33 19

posted par gLaurent
le jeudi, mars 30, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


7ème arrondissement - C'est l'histoire
d'un mec passerelle Debilly

Jetée
sur la Seine pour l'exposition Universelle de 1900, cette passerelle
métallique est de la même génération
que la gare d'Orsay ou le grand Palais. C'est ce que devait se
remémorer "ce mec" sur la passerelle et qui
regardait dans l'eau. Car que fait un mec quand il passe sur
une passerelle ou un pont, même si ce n'est pas le pont
de l'Alma? "Il regarde dans l'eau, le mec... Pas con le
mec. Ah bah oui, parce que t'as des mecs ils passent tous les
jours sur le pont... et ils regardent même pas dans l'eau,
les mecs... Eh ben, il n'y aurait pas d'eau dessous, ils passeraient
quand même..." Rassurons-nous et les amoureux de Coluche
aussi, il y avait ce jour là toute l'eau souhaitable sous
la passerelle Debilly et une neige immaculée dessus, avec
en prime, un soleil clairet comme les froides journées
d'hiver savent seules nous en offrir. Contrairement aux apparences,
Debilly n'en était par l'architecte, un certain Jean Résal.
Debilly est la déformation du nom de celui d'un général
du premier empire, Jean-Louis de Billy. D'ailleurs la passerelle
changera plusieurs fois de nom, «passerelle de l'Exposition
militaire», puis «passerelle de Magdebourg»,
avant même de changer de place en 1906. Comme elle était
initialement provisoire et devait être détruite
après l'exposition, on ne s'en offusquera pas.

posted par gLaurent
le samedi, mars 25, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


2ème arrondissement - Les chapeaux
de la rue des Forges

A
l'angle des rue du Caire, du Nil et d'Aboukir, deux petites rues
se donnent la main pour une ronde, les rues de Damiette (toujours
ce parfum oriental) et la rue des forges. C'est là, très
précisément, au centre du cercle, que se situait
la fameuse cour des miracles. Le quartier, même débarrassé
de ses mendiants et de son chef, le roi de Thunes, par le lieutenant
de police La reynie en 1667, garda longtemps sa mauvaise réputation.
Il faut dire que Victor Hugo s'employa avec son immense talent
à en perpétuer le souvenir et que malfrats corses
et marseillais, plus près de nous, en avaient fait leur
quartier général. Plus de danger aujourd'hui :
les malandrins ont disparu ou ne se montrent plus et les prostituées
sont cantonnées plus à l'est, vers la rue saint
Denis et la rue Blondel, où évidemment je ne conseillerai
à personne de photographier les passants pour le "pittoresque"...
Mais sur le petit périmètre de ce qui fut le centre
de la pauvreté et de l'exclusion de la capitale, ce sont
les ateliers de couture qui ont pris le relais et, pour accompagner
vos pas, le ron-ron des machines à coudre ou le roulement
sonore des chariots des petits journaliers qui déménagent
portants de robes ou cartons de fringues branchées d'un
magasin à l'autre. C'est le moment de guetter ce que sera
la mode de cet été : les chapeaux et les rubans
font un retour en force et les pastels seront de mise. Il n'y
a plus qu'à dénicher le petit haut pour aller avec.

posted par gLaurent
le samedi, mars 11, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


11ème arrondissement - A vélo
rue de Charonne

A
vélo, oui, mais pas n'importe lequel et il n'est que d'examiner
le magnifique guidon et ce cadre en chapiteau pour se convaincre
que nous avons affaire à une antique et vénérable
machine, semblant remonter le temps et croiser, un peu goguenard,
ce néanmoins superbe Hummer tout-terrain. La rue de Charonne
n'est-elle pas le lieu de tous les mélanges et de toutes
les rencontres?

posted par glavalette
le mardi, mars 07, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


18ème arrondissement - Brouillard
sur l'opéra Garnier

Il
y a des jours comme ça où le fog parisien, qui
n'a rien à envier à son homologue londonnien, étage
des arrière-plans mystérieux, comme si la ville
y dissimulait des cités imperceptibles et invisibles par
temps clair. Le brouillard et les fumées seraient-ils
notre seule chance d'apercevoir ces cités fantômes?
On ne le saura pas. Mais puisqu'on parle de fantôme, il
m'a bien semblé voir une ombre courir sur les toits de
l'Opéra Garnier, mais la nuit, le brouillard et je ne
sais quel mauvais génie eurent tôt fait de brouiller
cette vision fugitive...

posted par gLaurent
le samedi, mars 04, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


10ème arrondissement - Après
la pluie rue d'Alsace

La
gare de l'est est aujourd'hui en pleine rénovation pour
acueillir la future ligne tgv. Espérons que ces aménagements
nous conserveront intacte cette rue, petite merveille urbaine
qui flanque le côté ouest de la gare et qui, comme
l'affirme la nomenclature officielle avec poésie, se décompose
en trois tronçons, "les tronçons 1 et 3, étant
situés à des niveaux différents, sont reliés
par le deuxième tronçon, constitué d'un
escalier". On ne saurait mieux dire.

posted par glavalette
le mercredi, mars 01, 2006 pour pariscool : les
photos de paris


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