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4ème arrondissement - Chevaux de bois place de l'Hôtel de Ville

A
l'origine, les manèges étaient des endroits clos où on entraînait les
chevaux et, accessoirement, les cavaliers. Clos pour empécher l'animal
de prendre la poudre d'escampette, souvent rectangulaires pour
permettre au cheval de prendre un peu d'élan, indispensable dans les
figures de saut. Ils deviennent ronds pour les exercices de longe,
quand l'homme se tient au centre et fait évoluer l'animal autour de
lui, à main droite ou à main gauche. La longe est d'ailleurs appelée
longe à tourner.
Tous nos petits cavaliers ont aussi en mémoire
les interminables exercices de pas et de trot, avec le moniteur, campé
au centre de la ronde, hurlant, c'est la coutume, pour stimuler les
chevaux endormis et les enfants terrorisés. Mais on finit par aimer cet
exercice quand on comprend qu'il permet un jour de s'élancer au dehors
avec la prétention de mener son cheval et non l'inverse.
Le
manège forain vit le jour au dix-neuvième siècle et les chevaux y ont
toujours tenu la vedette, même si calèches, autos et même avions ont
depuis envahi leurs plateaux circulaires, mus par un savant système
d'engrenage. On les appelle alors des carrousels, ce qui nous renvoie
aux spectacles équestres, toujours, venus d'Italie au début du
dix-septième siècle, et qui eurent la bonne idée de remplacer nos
traditionnels tournois très meurtriers. Plus de jeux de lances, donc,
mais de la virtuosité et de beaux costumes.
De la virtuosité, il
en fallait aussi sur certains manèges, devenus rares aujourd'hui, quand
on pouvait gagner des tours gratuits en enfilant sa baguette, telle une
lance, dans des anneaux de métal. Avec quelle excitation on attendait
de repasser devant la cible pour tenter sa chance. Seuls les chevaux du
cercle extèrieur permettaient de participer à ce jeu mais à six ans, on
peut aussi faire preuve d'une patience et d'un entêtement sans limite.
C'est l'âge où le monde vous appartient, pas vrai?
© gérard Lavalette
le 25.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

1er arrondissement - Concert de sacqueboute sous le pont Royal

La
rue du Bac aurait pu s'appeler rue Barbier si le sieur du même nom
avait construit plus tôt son ouvrage en remplacement du traversier qui
permettait de passer la Seine à cet endroit. C'était un pont de bois
interdit aux carrosses et autres attelages, mais à péage tout de même.
Mais le fleuve ici est bien large et ses eaux tumultueuses. Le pont de
bois du sieur Barbier, pont Sainte Anne, pont Rouge ou pont des
Tuileries, subit d'abord un terrible incendie en 1654 et perdit huit de
ses arches lors des grandes inondations de 1684. Madame de Sévigné s'en
émut dans une de ses lettres, mais elle s'émouvait beaucoup. Louis XIV,
ordonna tout de même, pour faciliter le passage des Tuileries aux beaux
hôtels de Saint Germain, la construction d'un pont sérieux, en pierre
cette fois, qui ne pouvait être que Royal. Mansart fit les plans et le
pont fut construit en 1684. Il faut avouer que le résultat est
magnifique. A l'occasion, ses arches offrent aujourd'hui au musicien en
mal de salle de répétition, un lieu unique à l'acoustique parfaite et
au romantisme absolu. L'ancêtre français du trombone italien, le
sacqueboute, avait alors sa place dans la musique de cour et il
suffisait ce jour-là de fermer les yeux pour voir paraître le Roi et sa
cour. Depuis, le jazz et la musique baroque se disputent cet instrument
puissant aux sonorités délicates ou formidables.
© gérard Laurent
le 19.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

10ème arrondissement - Concert devant le marché Saint-Martin

Comment
donc s'appelait la place de la République du temps de la royauté? La
Place du Chateau d'Eau. On y avait en effet élevé une imposante
fontaine au début du 14ème siècle qui avait donné son nom à la place,
et par la même occasion à la rue voisine qui relie aujourd'hui le
boulevard Magenta, percé en 1859 à cinquante mètres de la place, et la
rue du faubourg saint-Denis, très ancienne rue du faubourg sur la route
de Saint Denis. La rue a gardé son nom de Chateau d'Eau. Du faubourg,
la rue a aussi conservé sa vie populaire et très commerçante, ainsi
qu'un marché couvert, devant lequel on organise des concerts de rue aux
grandes ou petites occasions. Elle a aussi ses clochards que rien ne
saurait tirer de leur sieste, rayon de soleil et coup de rouge aidant,
comme nous le montre cette photo prise en 1999.
© gérard Lavalette
le 15.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

19ème arrondissement - Séance neigeuse à la Géode

Inaugurée
en 1985, et magnifiquement installée dans le Parc de la Villette, la
Géode fait rêver grands et petits avec son écran géant hémisphérique de
1000 m2 logé dans sa structure metallique qui assure été comme hiver un
miroir de choix au canal de l'Ourcq et aux arbres du parc. Certaines
journées enneigées, quand le soleil se met de la partie, le spectacle
est sans pareil et vaut toutes les bandes annonces.
© gérard Laurent
le 10.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

19ème arrondissement - L'éléphant de la place de la Fontaine aux Lions a mal aux dents

C'est
le propre des quartiers populaires, ils continuent à accueillir des
cirques, grands ou petits, avec leur convoi de camions bariolés, leurs
clowns un peu tristes et leur ménagerie. Ce jour là, l'éléphant
semblait avoir mal aux dents. Un mal à prendre très au sérieux pour
tout éléphant qui se respecte et qui méritait bien une photo souvenir.
© gérard Lavalette
le 6.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

18ème arrondissement - Le Moulin Rouge

C'est
dit-on le premier consommateur de champagne au monde, six films lui ont
été consacrés, dont le dernier, avec Nicole Kidman, fut un succès
planétaire et mérité, le Moulin Rouge n'en finit pas d'attirer les
touristes et de symboliser le Paris canaille. C'est là que naquit le
Cancan, d'une idée simple et qui ne pouvait manquer d'attirer messieurs
chics et visiteurs en goguette : prendre des jolies filles, et leurs
noms sont entrés dans l'histoire comme La Goulue ou Nini Pattes en
l'Air, les faire danser sur une musique bruyantes et effrenée, le
"chahut" et leur demander de pousser de grands cris tout en soulevant
bien haut leur robe pour dévoiler des dessous coquins et plein de
dentelles, juste le temps qu'il faut pour échauffer les esprits. La
Bourgeoisie de la seconde moitie du dix-neuvième siècle, par ailleurs
si prude et conservatrice en famille, n'y résista pas et comme on
disait que la morale des danseuses était aussi souple que leur corps de
liane, les bals du moulin rouge ne désemplissaient pas. Relancé depuis
quelques dizaines d'années après une longue période de déclin relatif,
le cabaret a retrouvé son prestige avec ses revues, et ils sont
nombreux ceux pour qui une visite à Paris ne se conçoit pas sans une soirée au Moulin Rouge.
© gérard Laurent
le 3.2.07
pour ParisCool : les photos de Paris

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