Le
promeneur parisien se retrouve parfois plongé dans un passé obscur. Et
ce fut le cas quand le hasard me fit passer devant ce grand hôtel
pasisien, témoin de tant de scènes heureuses et douloureuses.
N'importe. Ce passé là est le nôtre et il est bon de s'en souvenir.
Même si la bête s'assoupit quelquefois, elle ne dort que d'un oeil.
Venue
de New York dans les années 70, la break dance s'est installée en
France et compte aujourd'hui de nombreux adeptes. Contrairement aux
apparences, il est assez dans la tradition de Montmartre de l'avoir
adoptée, sans trop se poser de question et les badauds, très nombreux,
sont là pour attester de son succès populaire. Comme me le disait mon
voisin moustachu, il fallait aussi de solides qualités physiques pour
danser le chahut.
18ème arrondissement - La fresque disparue du métro Abbesses
Le
métro Abbesses a été rénové... Enfin, presque. Les deux ascenseurs
d'une des stations les plus profondes de paris ne marchent que pas
intermittence, il a fallu patienter des mois avant que les
infiltrations des eaux souterraines soient à peu près maîtrisées pour
pouvoir poser le joli carrelage biseauté sur les voûtes de la station,
mais cela avance. Ce qui a été rapidement fait, par contre, et sans
trop d'états d'âme, c'est le remplacement par des panos photos sans
grand intérêt de la jolie fresque collective qui ornait les murs de
l'escalier en colimaçon qui permet aux touristes courageux de
déboucher, heureux mais épuisés, place des Abbesses. Très taggée, il
faut reconnaître qu'il semblait difficile de la sauver, mais je ne suis
pas certain qu'on ait fait beaucoup d'efforts. Les habitués la
regretteront.
Paris
a toujours été une ville de défilés. Révolutionnaires et politiques,
mais aussi purement festifs, comme le marathon, la marche des fiertés
ou cette regrettée course des garçons de café, disparue depuis quelques
années et c'est bien dommage.
11ème arrondissement - Envol de pigeons passage Saint-Sébastien
C'est
une enseigne, fameuse sans doute, qui a donné son nom à ce passage,
ainsi qu'à la rue et à l'impasse toutes proches. Il faut dire que saint
Sébastien a toujours bénéficié d'une renommée qui va bien au-delà de
ses hauts faits et qui semble être liée à la complaisance des peintres
et sculpteurs pour son torse juvénile percé de flêches cruelles. Cela
ne semble pas troubler les pigeons du quartier, et ils sont nombreux,
qui semblent s'être donné rendez-vous sur les toits des maisons basses
qui bordent le passage et attendent votre arrivée pour se précipiter
sous la voûte à votre rencontre. Frisson hitchkokien garanti!