3ème arrondissement - Fabrique de chapeaux pour Dames et Fillettes
La
protection des façades et des immeubles du Marais nous vaut de
savoureuses découvertes, comme cette librairie d'Art de la rue Vieille
du Temple qui a conservé et arbore fièrement cette enseigne à la gloire
des chapeaux de paille et de feutre pour dames et fillettes. Cette
autre dame sur son vélo a cru, en voyant mon objectif, qu'en rentrant
la tête dans les épaules, elle passerait sous le feu de la mitraille,
mais ni sa vitesse ni cette tentative désespérée n'ont pu lui éviter
d'animer cette photographie de sa présence bienvenue.
Nos
façades sont souvent bien ternes. Heureusement, le Diamant Bleu ne s'en
laisse pas compter dans ce quartier populaire, à deux pas de la place
du Colonel Fabien. Encore un peu, et on entendrait presque le bruit des
vagues et les rumeurs du souk en passant rue Jean Moinon...
20ème arrondissement - Orgue de barbarie place de Ménilmontant
Il
tourne sa manivelle, chante et raconte des histoires. En plein coeur du
quartier populaire de Ménimontant, c'est un vrai bonheur d'écouter et
de regarder Riton. Les enfants, ravis, font cercle et les parents,
émus, se rappellent leur enfance envolée.
Les
cours du Louvre et les quais de Seine communiquent au niveau de la
place et pont du Carrousel par quelques arcades aménagées entre le
pavillon de Latrémoille et le pavillon Lesdiguires. Quant à cette aile
du Palais, elle date d'Henri IV, beau parrainage pour le quai François
Mitterand. Moins fréquenté que la cour Napoléon et sa fameuse Pyramide
toute proche, interdite de trépied pour les photographes, ce coin garde
tout son charme, en particulier en fin d'après-midi, quand les ombres
s'allongent sur les pavages.
Pour
le centenaire de l'autobus parisien, la Ratp après l'avoir bien briqué,
a eu l'heureuse idée de faire prendre l'air à ce magnifique
Brillé-Schneider, le fameux véhicule qui remporta en 1906 le concours
lancé pour équiper la toute nouvelle ligne Hôtel de Ville-Porte
maillot. Avec ses 32 places, dont 16 sur l'impériale, il nous fait
diablement envie, même si la phobie des intempéries et de la pollution
ont semble-t-il définitivement tordu le cou aux plate-formes et autres
places en plein air. Le succès du vaporetto à venise, quel que soit le
temps, et celui grandissant des lignes touristiques à impériales,
vertes, rouges ou jaunes, sont là tout de même pour militer en faveur
de déplacements le nez au vent... A méditer?