13ème arrondissement - L'aquarium et le chien de la rue Pirandello
Chaque année, un artiste de rue jalonne le parcours entre les ateliers des artistes des Lezarts de la Bièvre, pour leurs portes ouvertes. En 2003, Nemo entreprit donc de mettre un peu de poésie sur les murs du quartier. Rue Pirandello, il récupéra judicieusement le motif en relief d'une façade délabrée pour en faire un poteau-aquarium avec quelques poissons plus vivants que nature. J'admirais la scène quand un chien en promenade s'arrêta et en renifla longuement le pied, comme il convient de le faire quand on est un chien honnête et qu'on croise un poteau... La photo s'imposait.
18ème arrondissement - Boeuf Place des Abbesses avec Olivier et jean-Baptiste Franc
La Place des Abbesses, outre son manège, passage obligé pour tous les enfants du quartier, et sa station de métro avec sa verrière d'Hector Guimard, se distingue par les musiciens qui viennent y donner régulièrement de petits concerts. Ce jour là, devant le café "Le Baroudeur", qu'une banque n'avait pas encore eu l'audace de vouloir remplacer, Olivier Franc, bien connu des amoureux du jazz et du saxophone s'était installé sur un banc avec son fils Jean-Baptiste qui n'avait pas hésité à rouler un piano de bastringue sous les platanes. Quel boeuf, mes amis!
4ème arrondissement - L'homme aux pigeons de Notre dame de Paris
Pierre Pradeau est une figure du quartier, et pour le trouver et profiter du spectacle, il suffit de guetter sur le parvis le vol des pigeons. Cet homme, ami des pigeons, est aussi avenant envers les hommes qu'envers les oiseaux, ce qui ne gâte rien. Toujours souriant, il vit ainsi, au milieu de ses complices quis emblent lui murmurer des secrets à l'oreille, à la grande joie des enfants et des touristes.
La rue de Nevers est une des plus vieilles rues de paris. Etroite et tortueuse, elle part de la Seine, passe sous un immeuble, serpente un peu en se retrécissant encore et finirait en impasse sans un remords sur sa gauche qui lui fait rejoindre la rue de Nesle dont elle longeait l'Hôtel rebaptisé Hôtel de Nevers, d'où son nom actuel. Un temps, on lui donna celui de rue des Deux Portes, car on la fermait la nuit aux deux bouts, sans doute pour empêcher les mauvais garçons qui se rassemblaient aux alentours du Pont Neuf, de se servir de son étroitesse et de son mauvais éclairage pour la transformer en coupe-gorge. Aujourd'hui, elle est un refuge salutaire au vacarme du quai de Conti, et offre aux promeneurs toute sa modeste largeur pour des déambulations solitaires : ses maigres trottoirs ne sont là que pour la forme, d'improbables funambules ou plus prosaïquement l'écoulement des eaux de pluie.