Un drôle de titre mais c'est celui que j'ai retenu pour cette photo d'un de ces escaliers que j'adore, situé dans un des nombreux passages du faubourg saint Antoine. Et même si le carré est un peu rectangulaire, je n'en démords pas!
10ème arrondissement - Les patrons du Réveil trinquent à la terrasse
Allez, renouons avec deux vieilles traditions, l'une parisienne qui consiste à trinquer avec les patrons à la terrasse de leur restaurant, et l'autre, photographique celle-là, de les immortaliser devant leur établissement. Saluons au passage Cathy et Daniel Vidalenc posant devant le Réveil, une maison auvergnate prisée des connaisseurs sise rue du Château d'Eau, un nom prédestiné pour un bistrot à vins. Ils sont maintenant en retraite et c'est leur fille qui a pris le relais.
18ème arrondissement - Une MG rue des Trois Frères
Place Charles Dullin ou rue des Trois Frères, vous aurez peut-être la chance de tomber sur une des dernières trouvailles d'un habitué du quartier, amoureux des voitures anglaises. Mais attention, pas n'importe quelle voiture : ce modèle, la TF 1500 est, d'après les connaisseurs, un des derniers qui mérite vraiment de porter le sigle MG. Après, n'est-ce pas, ce ne sont plus vraiment des voitures...
7ème arrondissement - L'homme au chapeau rouge du Musée Rodin
Le musée Rodin est une curiosité et une merveille. Par son hôte illustre, bien sûr, mais aussi par son histoire étonnante. Le magnifique hôtel Biron dans lequel il est installé fut confisqué à la Société du Sacré-Coeur de Jésus, très austère, on dirait aujourd'hui intégriste, institution religieuse réservée aux jeunes filles de l'aristocratie à qui il avait été légué par la duchesse de Béthune-Charost. A moitié démembré, il semblait voué à la démolition et des artistes en profitèrent pour l'investir, "en attendant" : Cocteau, Matisse, Isadora Duncan qui y installa son école de danse et Rodin enfin, séduit par le cadre et le parc immense qu'il peupla de ses bronzes. Une sorte de squat avant l'heure, en quelque sorte et déjà les mêmes rapports ambigus entre l'état et les artistes. Rodin forma alors le projet de léguer la totalité de ses oeuvres à l'état, justement, en échange de l'ouverture dans ce lieu magique d'un musée qui lui serait consacré... Un peu de mégalomanie ne nuit pas quand on s'appelle Rodin et on l'en remercie aujoud'hui. Un peu en dehors des circuits touristiques, le calme de ce musée permet des déambulations rêveuses, que ce soit dans les salles magnifiques de l'hôtel ou dans les allées romantiques à souhait du parc.