1er arrondissement – Le Christ Inn’s rue Montmartre

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Ce restaurant fièrement installé au 15 de la rue Montmartre portait le doux nom du Cochon à l’Oreille, ce qui nous rappelle qu’au temps des Halles et du ventre de Paris, les bouchers du pavillon tout proche venaient au petit matin y boire un verre et souvent s’y restaurer. Récemment transformé, on a mis son magnifique comptoir en étain au fond pour dégager un peu de place, et renommé l’endroit Christ Inn’s en hommage à celle qui depuis tant d’années oeuvre à inscrire des pages d’histoires à ce lieu et à ce quartier. Il a heureusement conservé ses mosaïques murales qui évoquent l’arrivée du train rue Baltard ou le déballage des vendeuses de fruits et de légumes devant l’église saint Eustache. Et, avec un peu de chance, vous pourrez y lever votre verre avec André Camboulas, alias Clown BonBon, grand inspirateur des lieux et d’autres bistrots légendaires.

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

Premier arrondissement – Le Pharamond

010046 - Le Pharamond

 

Quel drôle de nom que ce Pharamond. On l’attribua au premier roi des Francs dont on voulait à tout prix faire le premier Mérovégien. Visiblement, rien n’est moins certain. Peu importe, le nom eut son heure de gloire depuis le moyen âge. Quant au restaurant le Pharamond, niché rue de la Grande Truanderie, il a été fondé en 1832, est classé à l’inventaire des monuments historiques et peut se targuer d’avoir accueili Clemenceau, Fitzgerald, Hemingway, F. Mitterrand, Lino Ventura, Coluche… Nous on aime bien le décor très bistrot de luxe, sa terrasse et ses quatre salons privés, tant prisés par nos grands bourgeois du dix-neuvième siècle et au-delà pour y organiser quelques parties fines, comme on dit.

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1er arrondissement – Matin blême marché Montorgueil

010044 – Matin blême marché Montorgueil

 

Il y avait un drôle de petit brouillard ce matin là rue Montorgueil et on distinguait à peine le clocher de l’église Saint Eustache. Les habitués du marché longeaient doucement les étalages en prenant garde de ne pas tomber sur le trottoir glissant. Après leurs courses, ils iraient boire un café derrière le vinyl d’une terrasse chauffée et commenter doucement l’actualité avec leur voisin de table, car ici tout le monde se connaît plus ou moins. Les touristes arrivent plus tard.

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1er arrondissement – Sous les jupes du Pont des Arts

1er arrondissement - Sous les jupes du Pont des Arts

Dès que le soleil pointe le bout de son nez, promeneurs et amoureux se précipitent sur le pont des Arts et rien ne semble pouvoir stopper leur enthousiasme, comme en témoignent les nombreux petits cadenas d’amour qui le décorent et que la Mairie de Paris semble avoir décidé, de guerre lasse, de ne plus enlever. Il faut dire que le soir, quand le soleil éclaire par dessous le tablier du pont et dessine en ombres chinoises les promeneurs enlacés, quelle jolie fille pourrait en vouloir au vent fripon de s’en prendre à son jupon?

1er arrondissement – Un petit tour chez les bouquinistes du quai de la Mégisserie

1er arrondissement - Un petit tour chez les bouquinistes du quai de la Mégisserie

Ils sont déclarés au Patrimoine Mondial de l’Unesco et restent une attraction très prisée tant des parisiens que des touristes. Bien sûr, les bouquinistes vendent aujourd’hui beaucoup de fausses gravures tirées à 3 centimes en Chine, mais on y dégotte encore le petit livre relié ou celui dont il faudra couper les pages et qui font encore la joie des bibliophiles amoureux de la chose. Et puis la Seine est si belle et il fait si bon flâner sur ses quais…

Le site d’un bouquiniste

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1er arrondissement – Prière à Saint Eustache

 

 
En cherchant une photo pour tenter de rehausser le niveau moral de cette photothèque, celle-ci, prise à Saint Eustache s’est imposée d’elle-même. Une lumière pleine de spiritualité, une jeune femme la tête joliment parée d’un voile, une atmosphère sereine, tout y était . Bâtie sur les fondations d’une ancienne église élevée en l’honneur d’une jeune vierge, sainte Agnès, martyrisée par les Romains, Saint Eustache, l’église des Halles, fut ainsi nommée en l’honneur de la relique de ce saint que la basilique de Saint-Denis lui avait offerte. A ce point de l’histoire de cette église, deux réflexions vinrent interrompre mon élan littéraire. La première sur la curieuse manie qu’avaient nos anciens de distinguer les femmes martyrisées selon qu’elles étaient vierges ou pas. La seconde sur cette manie d’envoyer des bouts de cadavres en cadeau. Bref, pour cette fois, je décidai de cesser là mon commentaire: la photo se suffirait à elle-même.

Mais si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez vous rendre sur l’excellent site de la Paroisse: l’histoire de l’édifice vaut d’être méditée.

 
 
gérard Lavalette pour ParisCool, les photos de Paris