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8ème arrondissement : Visiter Paris en auto : Place de la Concorde

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Visiter Paris en auto est devenu un vrai plaisir : places dégagées, rues désertes et agents de la circulation complaisants… Alors quel plaisir d’emprunter la place de la Concorde et d’admirer au loin la tour Eiffel. Un autre tour de la place, un salut à la grande roue, un arrêt au pied de l’obélisque, un regard aux deux fontaines et peut-être même oserons-nous remonter les Champs-Élysées en actionnant notre klaxon. Un plaisir, vous dis-je!

Association Vincennes en Anciennes

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

16ème arrondissement – Une péniche au pied du pont d’Iéna

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Juste à l’écart du flot incessant des touristes qui traversent le pont d’Iéna entre les jardins du Trocadéro et la Tour Eiffel, soit pour s’en approcher soit pour prendre du champ afin de mieux la contempler, certains ont choisi la tranquillité. Une péniche bien amarrée, un petit portail avec quelques plantes grimpantes et un spectacle garanti par un anneau sur le port Debilly qui court parallèlement à l’avenue de new York jusqu’au pont de l’Alma, et voilà un pied à terre, si l’on peut dire, qui en rendra jaloux plus d’un.

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

6ème arrondissement – Mireille vend ses marrons devant le jardin du Luxembourg

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L’hiver est là et les vendeurs de marrons reviennent sur nos trottoirs. Mireille s’est installée devant les grilles du jardin du Luxembourg, avec sa carriole, son chaudron garni de charbon de bois et sa plaque trouée. Tous n’ont pas cet équipement sophistiqué et se contentent souvent d’un caddie emprunté à quelque supérette, et d’un vieux bidon d’huile au couvercle percé à coups de tourne-vis. Mais le principe est le même et la bonne odeur du marron fait s’arrêter le passant dès les premiers froids. Quel plaisir que de réchauffer ses doigts en entourant le petit sac bien rempli et de déguster le marron fumant, cette grosse chataigne greffée dont on dit que les meilleures sont originaires d’Ardèche. Mais on dit aussi que celles qu’on déguste au coin des rues viennent souvent d’Italie, car moins chères… Mais ne le répétez pas.

© gérard Lavalette pour ParisCool, les photos de Paris

1er arrondissement – Le Christ Inn’s rue Montmartre

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Ce restaurant fièrement installé au 15 de la rue Montmartre portait le doux nom du Cochon à l’Oreille, ce qui nous rappelle qu’au temps des Halles et du ventre de Paris, les bouchers du pavillon tout proche venaient au petit matin y boire un verre et souvent s’y restaurer. Récemment transformé, on a mis son magnifique comptoir en étain au fond pour dégager un peu de place, et renommé l’endroit Christ Inn’s en hommage à celle qui depuis tant d’années oeuvre à inscrire des pages d’histoires à ce lieu et à ce quartier. Il a heureusement conservé ses mosaïques murales qui évoquent l’arrivée du train rue Baltard ou le déballage des vendeuses de fruits et de légumes devant l’église saint Eustache. Et, avec un peu de chance, vous pourrez y lever votre verre avec André Camboulas, alias Clown BonBon, grand inspirateur des lieux et d’autres bistrots légendaires.

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

Vingtième arrondissement – Le Criterium sauvage des Cascades

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Organisé par la Commune de Belleville-Ménilmontant, ce criterium a lieu tous les ans avec comme base un petit café restaurant comme on les aime, La Fontaine d’Henri IV, rue des Cascades, à quelques mètres du fameux regard d’eau Saint Martin qui protège une captation d’eau potable qui dégringole jusqu’aux Arts et Métiers, à l’emplacement de l’ancienne abbaye de Saint Martin des Champs. Les règles de ce criterium? Il n’y en a pas ou presque. Tout ce qui roule, vélo, planche à roulettes, chaise de dactylo, tout cela va très bien, il suffit juste de parcourir dix fois le trajet pour connaître la gloire. Tous les arrêts sont autotisés, en particulier ceux pour se désaltérer à quelque comptoir accueillant. C’est vous dire si on ne s’ennuie pas et si les concurrents et les spectateurs s’en donnent à coeur joie.

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Premier arrondissement – Le Pharamond

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Quel drôle de nom que ce Pharamond. On l’attribua au premier roi des Francs dont on voulait à tout prix faire le premier Mérovégien. Visiblement, rien n’est moins certain. Peu importe, le nom eut son heure de gloire depuis le moyen âge. Quant au restaurant le Pharamond, niché rue de la Grande Truanderie, il a été fondé en 1832, est classé à l’inventaire des monuments historiques et peut se targuer d’avoir accueili Clemenceau, Fitzgerald, Hemingway, F. Mitterrand, Lino Ventura, Coluche… Nous on aime bien le décor très bistrot de luxe, sa terrasse et ses quatre salons privés, tant prisés par nos grands bourgeois du dix-neuvième siècle et au-delà pour y organiser quelques parties fines, comme on dit.

© gérard L pour ParisCool, les photos de Paris

18ème arrondissement – La rue Berthe

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C’est devenu une innocente manie, quand je passe en haut de la rue Berthe, je m’arrête quelques instants pour profiter de sa perspective. C’est le soir qu’il faut venir flâner ici. La pharmacie, du haut de sa rambarde, lorgne la place Emile Goudeau et ce qui reste du Bateau Lavoir, quelques passants se hâtent et les derniers touristes tournent leur plan dans tous les sens en espérant s’orienter jusqu’à la rue d’Orchampt pour voir enfin ce fameux Moulin de la Galette. Mais rien ne vaut finalement cette petite merveille de trottoir en rond, ces pavés luisants et ce creux qui semble inviter le promeneur à prendre son élan pour une dernière escalade de l’escalier de la rue du Calvaire jusqu’à la place du Tertre.

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18ème arrondissement – Marcher sur les murs rue saint Eleuthère

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Peter Pan n’aurait pas désavoué ces petits touristes en train de marcher sur les contreforts de la rue saint Eleuthère. Les monuments ne les intéressent guère et je ne les ai pas vu lever les yeux vers les sommets de cette basilique élevée pour implorer le pardon d’une dégradation morale qui aurait amené la défaite de la France en 1870 et expier les crimes de la Commune. D’ailleurs, les touristes ne font pas autre chose, je parle des adultes et des adolescents, ils montent en flots continus jusqu’au parvis de l’imposant monument religieux, les yeux rivés sur le bout de leur tennis, se retournent et s’assoient sur les dernières marches pour regarder Paris et sa lumière et souffler un peu. Après dix minutes de récupération, ils se surprennent à reprendre en coeur les refrains d’un musicien des rues et à applaudir aux exploits d’un jeune joueur de football qui jongle avec son ballon sur un parapet. Puis, ils redescendent, heureux de leur balade, une improbable gravure imprimée en Chine roulée sous le bras où il est vaguement question du Moulin Rouge… Quand aux enfants, il sera très difficile de les convaincre qu’ils n’ont pas volé vraiment, ne fut-ce qu’un instant, du côté de la rue saint Eleuthère.

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9ème arrondissement – Diane et sa fontaine au Rotary

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Se promener nue dans sa chambre d’hôtel en admirant Diane au Bain et sa fontaine, avouez que cela a plus d’allure que de compter les vieilles roses sur un papier peint défraîchi. C’est ce que permet ce petit hôtel du neuvième arrondissement qui a su garder quelques vestiges d’un temps où la galanterie tenait la dragée haute au tourisme de masse. Pour les amateurs, une autre chambre propose un amour de chinoiseries où les rouges profonds et les laques vous inciteront aux nuits calines. L’art du dépaysement et du voyage sans trop s’éloigner, en somme. Le bonheur est au coin de la rue…

L’hôtel le Rotary

© gérard Lavalette pour ParisCool, les photos de Paris

2ème arrondissement – Le pigeon en terrasse rue Montorgueil

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Les pigeons à Paris n’ont pas la vie facile, même s’ils font souvent preuve d’une ingéniosité et d’une audace qui mériteraient un peu de respect. Celui-ci n’avait pas hésité à s’aventurer sur le guéridon d’une terrasse, en prenant bien soin tout de même de ne pas s’approcher trop près de la vitrine brisée. Puisqu’on vous dit que les bâches sont moins dangereuses et surtout plus jolies…

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

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