
Le dicton prétend que Paris ne s’est pas fait en un jour et c’est ce que nous prouvent les vestiges des enceintes qui ont délimité la ville au cours des siècles et de ses agrandissements successifs.
Un des plus beaux témoignages de ces vénérables murailles, que l’on doit ici à Philippe Auguste, peut se voir rue des Jardins Saint-Paul avec en prime une tour ronde, heureusement préservée.
© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

On pourrait le penser en voyant l’air miséricordieux de cette jeune femme au regard compatissant de madone qui semble jouer pour le misérable qui git au milieu de ses paquets, toute sa fortune, rassemblés comme un rempart autour de lui et de sa solitude. Mais les passants qui montent, pressés, les marches pour sauter dans leur métro regardent d’un drôle d’air le vagabond et on ne voit pas beaucoup de miséricorde dans leur regard, mais de la peur. Peut-être la crainte non dite que cette déchéance les engloutisse un jour, à leur tour? Il semble si court, aujourd’hui, le chemin qui nous en sépare…
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L’air léger, un petit avant-goût de printemps, les couleurs acidulées des tables du joli café l’Eté en Pente Douce, on n’aurait su dire ce qui rendait les passants très joyeux ce matin là. Les enfants riaient sans crier, les amoureux se serraient un peu plus fort et certains n’hésitaient même pas à patiner sur les pavés de la rue Paul Albert.
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Il faisait beau, l’air était léger et Annabelle avait fort envie d’un verre de vin frais. Elle mit son plus beau chapeau, une petite tenue légère et s’en fut rue Robert Planqtette, à deux pas de la rue Lepic, s’installer à la terrasse de la Midinette. Une belle journée, en somme.
© gérard Lavalette pour ParisCool, les photos de Paris

Non, nous ne sommes pas dans une gorge sauvage de quelques pays lointain, mais au bord du lac des Minimes, dans le bois de Vincennes. Une petite vague de froid, quelques flocons de neige et voilà la petite cascade transformée en chute de glace figée au-dessus d’un à-pic vertigineux. Les oies et les canards qui passent l’hiver ici n’en font pas tant d’histoires et ont bien décidé de ne plus migrer vers le sud.
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Ces amoureux accrochés fièrement tout en haut du passage des Abbesses sont là pour nous rappeler, si besoin en était, que la saint Valentin est là et que toutes les occasions sont bonnes pour vivifier nos sentiments amoureux. Joli pochoir, non?
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Visiter Paris en auto est devenu un vrai plaisir : places dégagées, rues désertes et agents de la circulation complaisants… Alors quel plaisir d’emprunter la place de la Concorde et d’admirer au loin la tour Eiffel. Un autre tour de la place, un salut à la grande roue, un arrêt au pied de l’obélisque, un regard aux deux fontaines et peut-être même oserons-nous remonter les Champs-Élysées en actionnant notre klaxon. Un plaisir, vous dis-je!
Association Vincennes en Anciennes
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Juste à l’écart du flot incessant des touristes qui traversent le pont d’Iéna entre les jardins du Trocadéro et la Tour Eiffel, soit pour s’en approcher soit pour prendre du champ afin de mieux la contempler, certains ont choisi la tranquillité. Une péniche bien amarrée, un petit portail avec quelques plantes grimpantes et un spectacle garanti par un anneau sur le port Debilly qui court parallèlement à l’avenue de new York jusqu’au pont de l’Alma, et voilà un pied à terre, si l’on peut dire, qui en rendra jaloux plus d’un.
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L’hiver est là et les vendeurs de marrons reviennent sur nos trottoirs. Mireille s’est installée devant les grilles du jardin du Luxembourg, avec sa carriole, son chaudron garni de charbon de bois et sa plaque trouée. Tous n’ont pas cet équipement sophistiqué et se contentent souvent d’un caddie emprunté à quelque supérette, et d’un vieux bidon d’huile au couvercle percé à coups de tourne-vis. Mais le principe est le même et la bonne odeur du marron fait s’arrêter le passant dès les premiers froids. Quel plaisir que de réchauffer ses doigts en entourant le petit sac bien rempli et de déguster le marron fumant, cette grosse chataigne greffée dont on dit que les meilleures sont originaires d’Ardèche. Mais on dit aussi que celles qu’on déguste au coin des rues viennent souvent d’Italie, car moins chères… Mais ne le répétez pas.
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Ce restaurant fièrement installé au 15 de la rue Montmartre portait le doux nom du Cochon à l’Oreille, ce qui nous rappelle qu’au temps des Halles et du ventre de Paris, les bouchers du pavillon tout proche venaient au petit matin y boire un verre et souvent s’y restaurer. Récemment transformé, on a mis son magnifique comptoir en étain au fond pour dégager un peu de place, et renommé l’endroit Christ Inn’s en hommage à celle qui depuis tant d’années oeuvre à inscrire des pages d’histoires à ce lieu et à ce quartier. Il a heureusement conservé ses mosaïques murales qui évoquent l’arrivée du train rue Baltard ou le déballage des vendeuses de fruits et de légumes devant l’église saint Eustache. Et, avec un peu de chance, vous pourrez y lever votre verre avec André Camboulas, alias Clown BonBon, grand inspirateur des lieux et d’autres bistrots légendaires.
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