18ème arrondissement – Claude s’en roule une place des Abbesses

Claude Vasseur se roule une cigarette place des abbesses 75018

Claude est un vieux montmartrois et un amoureux inconditionnel des Abbesses et vous le croiserez certainement sur la place, la casquette crânement posée sur la tête, plus poulbot que nature. Et quand il évoque quelques souvenirs et s’en roule une petite, ce sont des images chères à  notre coeur qu’il fait surgir. (texte et photo 2009)
© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

18ème arrondissement – L’heure de l’apéro au Colibri (2008)

18ème arrondissement - L'heure de l'apéro au Colibri (2008)

Il y a comme ça des rues encore préservées, avec leur petit café-restaurant typique à  la terrasse accueillante, où il fait bon s’asseoir pour bavarder un peu et échanger des nouvelles. Le Colibri, rue Véron, partage avec quelques autres bonnes adresses, cet avantage inestimable : sembler se tenir à  l’écart de la presse et de la frénésie. Il sert de lieu de rendez-vous aux anciens du quartier, jeunes et moins jeunes. Mais je vous rassure, Jean Georges, plus connu sous le pseudonyme affectueux de Toutoune, et Antoine me l’ont confirmé, seules la gentillesse et la discrétion servent ici de passeport pour être bien accueilli…

Antoine, sur cette photo, regardait par terre. Pressentiment? Il nous a quittés le 27 juin 2008 et a été inhumé au cimetière de Pantin le 8 juillet. Ses amis lui ont rendu l’hommage qu’il fallait, à la hauteur de sa gentillesse qui était immense.
Adieu, l’Antoine, on t’aimait bien, tu sais… (article original publié en 2008)

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19ème arrondissement – Quai de Loire (2004)

19ème arrondissement - Quai de Loire (2004)

L’engouement pour le quartier de la Villette et le canal de l’Ourcq transforment peu à  peu ces lieux naguère industrieux et populaires en rendez-vous branché. Il est vrai qu’un coucher de soleil quai de Loire en vaut bien d »autres plus exotiques. (2004)

 

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1er arrondissement – Les touristes d’Elisabeth Buffoli du forum des halles (2008)

1er arrondissement - Les touristes d'Elisabeth Buffoli du forum des halles (2008)

On ne les voit même plus ces touristes d’Elisabeth Buffoli, tant ils semblent avoir toujours été là , comme une évidence. Contemplant sans se lasser la rue Pierre Lescot, ils lèvent au ciel leur regard blanc et renvoient aux touristes que nous sommes tous un jour ou l’autre, une image un peu pataude et quotidienne. (Photo et commentaire 2008)

En 2017, la Ville de Paris décide d’offrir cette œuvre à la Ville de Montréal à l’occasion de son 375e anniversaire… peut-être aussi à l’occasion du grand chantier de rénovation du forum des halles et de la construction de la canopée.

 

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20ème arrondissement – Séance photos sur le marché de la place de la Réunion (2000)

20ème arrondissement – Séance photos sur le marché de la place de la Réunion (2000)

On avait beaucoup plaisanté, et échangé des bons mots. Le marchand de marrons s’affairait, la vieille dame mitraillait le stand avec son focaflex pour, disait-elle, faire des souvenirs à  ses petits enfants. Il faisait bon vivre ce matin-là  sur ce petit marché traditionnel de la place de la Réunion. (2000)

 

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2ème arrondissement – Les chapeaux de la rue des Forges (2006)

2ème arrondissement – Les chapeaux de la rue des Forges (2006)

A l’angle des rue du Caire, du Nil et d’Aboukir, deux petites rues se donnent la main pour une ronde, les rues de Damiette (toujours ce parfum oriental) et la rue des forges. C’est là , très précisément, au centre du cercle, que se situait la fameuse cour des miracles. Le quartier, même débarrassé de ses mendiants et de son chef, le roi de Thunes, par le lieutenant de police La Reynie en 1667, garda longtemps sa mauvaise réputation. Il faut dire que Victor Hugo s’employa avec son immense talent à  en perpétuer le souvenir et que malfrats corses et marseillais, plus près de nous, en avaient fait leur quartier général. Plus de danger aujourd’hui : les malandrins ont disparu ou ne se montrent plus et les prostituées sont cantonnées plus à  l’est, vers la rue saint Denis et la rue Blondel, où évidemment je ne conseillerai à  personne de photographier les passants pour le « pittoresque »… Mais sur le petit périmètre de ce qui fut le centre de la pauvreté et de l’exclusion de la capitale, ce sont les ateliers de couture qui ont pris le relais et, pour accompagner vos pas, le ron-ron des machines à  coudre ou le roulement sonore des chariots des petits journaliers qui déménagent portants de robes ou cartons de fringues branchées d’un magasin à  l’autre. C’est le moment de guetter ce que sera la mode de cet été: les chapeaux et les rubans font un retour en force et les pastels seront de mise. Il n’y a plus qu’à  dénicher le petit haut pour aller avec. (2006)

 

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10ème arrondissement – Pompiers pieds lourds Canal Saint Martin

10ème arrondissement - Pompiers pieds lourds Canal Saint Martin

Pendant la fermeture de la circulation fluviale sur le canal saint Martin avec les travaux d’aménagement de la place de la Bastille, les pompiers de Paris en profitent pour venir s’y entraîner en milieu aquatique. Une eau à quelques degrés, 3 à 4 mètres de profondeur, beaucoup de vase, mais une eau calme, un environnement idéal pour tester hommes et matériels à la grande joie des riverains et des touristes.

 

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1er arrondissement – Le temps qui passe et les mots d’amour aussi sur le Pont des Arts

1er arrondissement - Le temps qui passe et les mots d'amour aussi sur le Pont des Arts

Les cadenas d’amour ont cédé la place à de grandes vitres et le pont des Arts a retrouvé sa dignité. On y vient de nouveau pour admirer la Seine et l’île de la Cité et non plus s’y admirer soi-même en train de jeter la clé d’un love-lock dans le fleuve, enlacé au cou d’un hypothétique amour éternel…

Mas quelques unes, y viennent parfois lire les prénoms gravés sur des cadenas rescapés, accrochés en grappes interdites. Avaient-elles jadis, elles aussi, gravé le nom de leur amour sur un arbre ou quelque monument? Et cet amour a-t-il duré éternellement, comme promis?

Qu’importe après tout, si la promesse était belle!

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