Dix-huitième arrondissement – L’été en pente douce rue Paul Albert

 

Dix-huitième arrondissement - L'été en pente douce rue Paul Albert

Les peintres ont toujours eu une tendresse particulière pour la butte Montmartre. Alors quand au bas d’un des ces escaliers qui ont fait rêver les artistes et ahaner les touristes, rue Maurice Utrillo justement, on découvre les tables de ce café restaurant disposées comme les couleurs sur une palette, on se dit que tout est bien, que tout est à sa place et, qu’en effet, il n’y a qu’à laisser couler doucement l’été le long de sa douce pente.

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

1er arrondissement – A la renommée des herbes cuites

1er arrondissement - A la renommée des herbes cuites

Parmi les anciennes boutiques conservées du vieux Paris, c’est l’une des plus belles. Immeuble et façade sont évidemment classés. Les panneaux peints derrière des vitres s’appellent des « fixés » et nous rappellent la belle époque des fameux « BOF », ces commerces de beurre, oeufs et fromages, dont la réputation ne fut jamais très bonne : on les a souvent accusé de faire fortune sur le dos du bon peuple qui n’avait guère le choix d’aller s’approvisionner ailleurs.. Ancien traiteur, le magasin affichait une magnifique enseigne qui proclamait, jusqu’à  la fin du dix-neuvième siècle, « La Renommée des Epinards » avant de se rabattre sur celles des herbes cuites au début du vingtième. La raison de ce changement de stratégie marketing (pardon pour cet anachronisme) ne peut que nous laisser songeur… Vous imaginez les discussions, le soir, chacun accoudé sur la toile cirée de la salle à  manger, devant le buffet Henri II? « Herbes cuites! te dis-je » « Pas du tout, il vaut mieux cent fois les Epinards! »

Cette photo vous rappelle quelque chose? Ce n’est pas tout à  fait un hasard. Il y avait au coin de la rue de Jouy et de la rue François-Miron une autre boutique dont l’enseigne était également « A la renommée des Epinards », mais dont la seconde enseigne précisait bien « Herbes Cuites ». Atget en avait pris une photographie en 1899. Bien lui en a pris puisque l’immeuble a été détruit en 1945. A retrouver sur Paris.fr ici

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

18ème arrondissement – L’heure de l’apéro au Colibri (2008)

18ème arrondissement - L'heure de l'apéro au Colibri (2008)

Il y a comme ça des rues encore préservées, avec leur petit café-restaurant typique à  la terrasse accueillante, où il fait bon s’asseoir pour bavarder un peu et échanger des nouvelles. Le Colibri, rue Véron, partage avec quelques autres bonnes adresses, cet avantage inestimable : sembler se tenir à  l’écart de la presse et de la frénésie. Il sert de lieu de rendez-vous aux anciens du quartier, jeunes et moins jeunes. Mais je vous rassure, Jean Georges, plus connu sous le pseudonyme affectueux de Toutoune, et Antoine me l’ont confirmé, seules la gentillesse et la discrétion servent ici de passeport pour être bien accueilli…

Antoine, sur cette photo, regardait par terre. Pressentiment? Il nous a quittés le 27 juin 2008 et a été inhumé au cimetière de Pantin le 8 juillet. Ses amis lui ont rendu l’hommage qu’il fallait, à la hauteur de sa gentillesse qui était immense.
Adieu, l’Antoine, on t’aimait bien, tu sais… (article original publié en 2008)

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris