2ème arrondissement – L’hôtel d’Angers

 

020016 - Paris - L'hôtel dAngers

 

Que de souvenirs, que de destinées dans ces petits hôtels qui s’accrochent à leur trottoir et qui disparaissent l’un après l’autre dans les remous de la grande ville. On les appelait souvent « meublés » car les touristes d’un jour y étaient rares. On y logeait au mois, souvent à l’année et l’abri qu’ils offraient n’avait pas de prix. Comme aujourd’hui, et avec combien d’urgence!

 

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

2ème arrondissement – Le pigeon en terrasse rue Montorgueil

020015 - le pigeon en terrasse rue Montorgueil

Les pigeons à Paris n’ont pas la vie facile, même s’ils font souvent preuve d’une ingéniosité et d’une audace qui mériteraient un peu de respect. Celui-ci n’avait pas hésité à s’aventurer sur le guéridon d’une terrasse, en prenant bien soin tout de même de ne pas s’approcher trop près de la vitrine brisée. Puisqu’on vous dit que les bâches sont moins dangereuses et surtout plus jolies…

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

Le bar-tabac Le Balto

020014 - Bar-tabac Le balto

Rien de plus banal que ce nom de Balto pour les bars-tabac. Chaque ville, chaque quartier a encore le sien, comme celui-ci, au coin de la rue Saint Marc et de la rue Montmartre. Qui se souvient que nos tabacs luttèrent pour le désendettement de la France, une mission de très longue haleine comme le montrent nos comptes publics? En 1926, la Seit, ancêtre de notre Seita, fut rattachée officiellement à la Caisse autonome de gestion des bons de la défense nationale, d’exploitation industrielle des tabacs et d’amortissement de la dette publique. On n’était pas à un amalgame près et on voit que certains de nos ministères d’aujourd’hui n’ont rien inventé. Quant à l’origine de ce nom de Balto, si répandu, il fait débat. Certains prétendent qu’il s’agit d’une allusion au chien de traîneau Balto qui participa en 1925 au transport d’un sérum entre Anchorage et Nome en Alaska mais je penche plutôt pour une allusion directe aux fameuses cigarettes Balto mises sur le marché en 1931, qui virent l’introduction du tabac blond en France jusqu’alors bastion inexpugnable du tabac brun. Quant à la marque Balto elle même, elle serait le diminutif de Baltimore dans le Maryland d’où venait ce tabac au goût d’ailleurs. Peu importe, asseyons-nous à cette terrasse et goûtons un peu au charme matinal du petit noir et de la lecture des nouvelles.

© gérard Lavalette pour ParisCool, les photos de Paris

2ème arrondissement – Série noire rue Beauregard

 

 
Il y a des soirs comme ça, et des quartiers aussi, où la lueur d’un réverbère, l’ombre d’un coin d’immeuble, les marches d’un escalier, les fenêtres indiscrêtes où s’agitent derrière des rideaux de fortune des silhouettes indécises, il y a des coins de rue où les images des romans noirs de Simenon ou de Léo Mallet vous reviennent en mémoire. Impossible alors de ne pas jeter un furtif coup d’oeil par dessus son épaule et de ne pas hâter son pas en guettant l’écho d’autres semelles qui semblent s’attacher aux vôtres. Par où s’éloigner de ces ombres? Par la rue Beauregard? Par les dix marches de la rue des Degrés, par la rue de Cléry? A deux pas, les filles s’enfoncent dans les portes de la rue Saint Denis et de la rue Blondel, d’autres ombres se fondent dans de sordides passages. Oui vraiment ce Paris de polar n’est pas si loin.

 
 
© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris