1er arrondissement – Vers le Pont du Carrousel

Les cours du Louvre et les quais de Seine communiquent au niveau de la place et pont du Carrousel par quelques arcades aménagées entre le Pavillon de Trémoille et le Pavillon de Lesdiguières. Quant à  cette aile du Palais, elle date d’Henri IV, beau parrainage pour le quai François Mitterrand. Moins fréquentéee que la cour Napoléon et sa fameuse Pyramide toute proche, interdite de trépied pour les photographes, ce coin garde tout son charme, en particulier en fin d’après-midi, quand les ombres s’allongent sur les pavages.

© gérard Laurent pour ParisCool, les photos de Paris

4ème arrondissement – Le Petit Fer à Cheval

Quand j’étais gamin, en sortant de l’école, avant le rituel baby-foot, j’allais parfois traîner vers la rue de Lappe pour apercevoir les dames qui arpentaient le trottoir de la rue de la Roquette. Il y avait là , tout près de la place de la Bastille, un petit bar incroyable, minuscule, avec un comptoir en forme de fer à  cheval. Je n’en avais jamais vu de semblable.

Ce bar a aujourd’hui disparu, les dames de la Bastille aussi, mais jugez de mon plaisir quand rue Vieille du Temple je suis tombé sur le Bar du Petit Fer à  Cheval et son comptoir, en tout point semblable à  celui de mon souvenir. Je suis entré bien entendu et je n’avais rien à envier à Proust et sa madeleine. J’adore ces comptoirs là . Au plaisir de la consommation cette disposition ajoute celui de la conversation, une sorte d’intimité qui fait chaud au coeur. C’est au 32 rue Veille du Temple.

(Photo et commentaire publiés en septembre 2009)

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1er arrondissement – A la renommée des herbes cuites

1er arrondissement - A la renommée des herbes cuites

Parmi les anciennes boutiques conservées du vieux Paris, c’est l’une des plus belles. Immeuble et façade sont évidemment classés. Les panneaux peints derrière des vitres s’appellent des « fixés » et nous rappellent la belle époque des fameux « BOF », ces commerces de beurre, oeufs et fromages, dont la réputation ne fut jamais très bonne : on les a souvent accusé de faire fortune sur le dos du bon peuple qui n’avait guère le choix d’aller s’approvisionner ailleurs.. Ancien traiteur, le magasin affichait une magnifique enseigne qui proclamait, jusqu’à  la fin du dix-neuvième siècle, « La Renommée des Epinards » avant de se rabattre sur celles des herbes cuites au début du vingtième. La raison de ce changement de stratégie marketing (pardon pour cet anachronisme) ne peut que nous laisser songeur… Vous imaginez les discussions, le soir, chacun accoudé sur la toile cirée de la salle à  manger, devant le buffet Henri II? « Herbes cuites! te dis-je » « Pas du tout, il vaut mieux cent fois les Epinards! »

Cette photo vous rappelle quelque chose? Ce n’est pas tout à  fait un hasard. Il y avait au coin de la rue de Jouy et de la rue François-Miron une autre boutique dont l’enseigne était également « A la renommée des Epinards », mais dont la seconde enseigne précisait bien « Herbes Cuites ». Atget en avait pris une photographie en 1899. Bien lui en a pris puisque l’immeuble a été détruit en 1945. A retrouver sur Paris.fr ici

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